AccueilAccueil  BottinBottin  Pré-liensPré-liens  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
C'est enfin la rentrée !

Partagez | 
 

 we know the ruin will comme later. (g)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Nash Monroe

avatar

Messages : 36

Feuille de personnage
Relationships:

MessageSujet: we know the ruin will comme later. (g)   Sam 19 Aoû - 1:16


we know the ruin will come later
« madame, sans vous offenser - » y'a des rires dans le fond de la classe qui te donnent envie de crisser des dents parce que tu dis la vérité. t'as pas envie de faire de vagues. tu veux juste qu'elle comprenne. t'as envie de leur dire, d'ailleurs, mais tu continues de regarder la pauvre professeure. elle a l'air de questionner dieu, sur le moment, avec son nez plissé et ses doigts sévèrement positionnés sur le cartilage. elle prend une longue inspiration avant de te regarder, mais une fois que c'est le cas tu reprends la parole: « votre cours est aussi sexiste que l'était la société au dix-huitième dont vous nous parlez. il serait peut-être temps d'se réveiller et de faire quelque chose pour dynamiser un peu tout ça et rendre votre blabla un tant soit peu intéressant. j'suis sûre qu'il y avait une ou deux écrivaines qui ont dit les mêmes choses que vos vieux hommes blancs. pourquoi on ne les étude pas elles? » puis, comme une seconde pensée, parce que tu sais déjà que tu vas finir en colle: « sans vous offenser. bien sûr. »

sa réponse a été plutôt claire: elle a pointé le doigt vers la porte de la salle de classe sans prendre la peine de vocaliser son agacement et t'a gentiment priée de ne pas revenir. elle a ajouté qu'elle enverrait un rapport à ton sujet et qu'une heure de colle t'attendrait bien gentiment dès qu'elle aurait le temps de t'y congédier. ce n'est pas, en soit, une journée différente des autres.
alors tu te glisses hors de classe, continues de vivre ta vie jusqu'à ce soit l'heure. et enfin, seulement, tu entres dans la salle et prend ta place habituelle à côté de, surprise, surprise: gigi, qui est déjà là. petit sourire amusé gentiment planté sur tes lèvres alors que tu te laisses tomber à côté de ta meilleure amie, sac sur la table et pieds posés sur la chaise de devant où personne ne s'installe jamais. ( surement parce qu'elle est réservée par tes longues jambes. mais qu'importe. ) « t'es collée pour quoi, cette fois? » que tu demandes, au lieu de la saluer comme il se doit. c'est un peu comme un rituel: la plupart du temps que vous passez ensemble se fait dans cette salle un peu décolorée que personne ne surveille vraiment, mais où on persiste à vous enfermer. « et la soirée? » puis aussi vite que la question est posée, t'ajoutes: « ugh, moi aussi j'aimerais bien aller à des soirées. c'était comment, ton instant de gloire? est-ce que tu te sens changée? » un rire qui éclate comme une bulle de savon avant que tu ne tournes tes deux grands yeux chocolatés vers ta meilleure amie, plus que curieuse de connaître la réponse à tes vingt questions.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Gigi Rivers

avatar

Messages : 177

Feuille de personnage
Relationships:

MessageSujet: Re: we know the ruin will comme later. (g)   Sam 19 Aoû - 3:14

T’as les bras croisés sur ta table, la tête posée contre, à deux doigts de t’endormir. Faut dire que les mathématiques ont toujours raison de toi, d’autant plus quand tu n’es vraiment pas d’humeur et on ne peut pas dire que tu le sois, la tête remplie de questions, tes pensées tournées vers l’objet de ta presque obsession : Ruben. – Mademoiselle Rivers, je vois que les fonctions vectorielles ont le don de vous passionner !  Venez donc exprimer cet entrain au tableau, il te tire violemment de ta rêverie, sa voix nasillarde agressant vulgairement tes tympans. T’y refuses, comme à ton habitude, à la vue de tes camarades de classe qui encouragent ton affront et qui en redemandent, ne serait-ce que pour échapper à quelques minutes de cours. Finalement, la fatalité te rattrape et t’as ton ticket qui te mène tout droit en salle de colle, ce lieu synonyme d’enfer pour certains, un refuge à tes yeux. Une fois arrivée, tu scrutes rapidement ces alentours si familiers, mais les visages le sont beaucoup moins. Tes amis ne sont pas là et soudain, cette salle que tu apprécies plutôt bien en général, te semble désormais bien froide et peu accueillante. Et te voilà à nouveau livrée à toi-même et à tes pensées qui ne te laissent aucun répit. Tu te repasses le film en boucle et tu songes à ta sœur, ta jumelle, et à ce que ça lui ferait d’apprendre ce qu’il s’est passé. T’en as la nausée et tu te dégoutes, mais tu ne peux t’empêcher de la haïr à la fois, parce qu’elle a toujours tout, parce qu’elle l’a, lui. Mais très vite, tu reconnais la démarche de ta meilleure amie qui te rejoins à sa place habituelle. Un repère familier – un réconfort dont tu avais terriblement besoin. – Refus d’obtempérer m’dame, que tu dis, le sourire aux lèvres. – Et toi ? T’as encore botté le cul au sexisme ? Ton sourire se fait plus grand tandis que tu te redresses, zieutant de temps à autre l’adulte qui vous surveille. Mais tes lèvres se tordent bien rapidement quand Sam évoque la soirée. Souvenir douloureux qui pulse dans tes veines pour te rappeler la douleur que tu as ressentis quand il s’est tiré, te laissant seule, la tête pleine de questions en suspens. – Tu n’as rien raté, c’était nul. La prochaine fois, tu n’auras qu’à essayer de venir avec moi, enfin, s’il y en a une, tu lèves les yeux au ciel pour ponctuer ta phrase. Tu n’es pas la fille la plus populaire du lycée et on t’invite rarement aux soirées. Il faut dire que tu n’as pas le contact aussi aisé que ta jumelle et pourtant, tu t’avères plus gentille et honnête, une fois la couche de glace fondue. – J’ai embrassé Ruben, nouvelle qui tombe comme une bombe. Mais c’est comme un pansement, t’avais besoin de le faire d’un coup sec au risque de ne jamais l’avouer.


Dernière édition par Gigi Rivers le Mar 22 Aoû - 4:07, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nash Monroe

avatar

Messages : 36

Feuille de personnage
Relationships:

MessageSujet: Re: we know the ruin will comme later. (g)   Sam 19 Aoû - 13:54

la salle de colle est désespérément vide, outre vos deux pauvres silhouettes coincées dans votre coin, et le surveillant qui a le nez planté dans un magasine de décoration. il lève à peine les yeux quand tu traverses la salle et ne dit strictement rien quand il remarque la façon que tu as de t'installer. c'est toujours comme ça, de toute façon: on vous assigne des surveillants qui sont, au final, tout aussi punis que vous pour se retrouver enfermés entre ces quatre murs.
t'as le sourire facile quand tu aperçois ta meilleure amie. elle a dû se sentir seule, gigi, dans la salle froide qui ne prend des couleurs qu'avec le petit groupe que vous formez. ça a trop des allures de prison, la colle, quand y'a personne pour remplir le silence. « cours de math? » que tu demandes avec une moquerie sur le bout des lèvres, sans pour autant l'adresser à gigi. c'est juste que ça t'amuse, sa façon de ne pas être. de ne pas participer. de se délaver au point où elle est la seule, au final, qu'on aperçoit dans la salle. le truc avec gigi c'est qu'elle est persuadée que penny a récupéré tous les bons points. mais au fond, ce n'est pas forcément vrai: la deuxième jumelle a un charme qui ferait s'arrêter n'importe qui, s'il n'était pas constamment camouflé par un air ennuyé ou des sourcils froncés. «  oui m'dame. j'suis juste trop woke pour supporter les cours de madame westmorland. » et tu grimaces, parce que cette prof pourrait totalement être ta némésis. elle t'insupporte autant que tu l'agaces, parce qu'elle refuse de voir la façon dont ses cours minimisent l'influence féminine dans l'histoire. et quand tu essaies de secouer les cloches, de faire tomber le savoir sur elle comme de la pluie, elle ose t'envoyer en colle et réclamer un foutu parapluie. tu ne sais pas trop où tu veux aller avec cette métaphore, donc pour être plus clair: tu. la. détestes. et elle te déteste. et il est rare que tu tiennes plus de vingt minutes dans sa salle.

puis aussi vite que le visage de westmorland t'est apparu, c'est un souvenir un peu plus lointain qui transparaît: gigi, à la soirée. tu ne lui as pas encore demandé comment c'était, d'être chez les gens cools. ceux qu'on écoute. ceux qu'on voit. t'es pas spécialement jalouse de la populace brillante mais c'est vrai que ça rend amer, de voir tous ces gens resplendir sans raison. mais tu te dis que tu n'aurais peut-être pas dû demander, parce que le sourire de gigi tremble et tombe à vos pieds en confettis dépareillés. tête penchée quand tu la toises, curieuse de savoir ce qui a bien pu se passer. « la prochaine fois, tu restes chez moi et on se regarde un truc. ça sert à rien de traîner là-bas si ça ne t'amuse pas. » tu pointes l'évident du doigt, mais tu préférerais mille fois traîner avec gigi plutôt qu'errer dans une soirée où tu ne te sentirais surement pas à ta place.
puis il y a un silence, qui ponctue un peu la révélation. t'es en train de basculer sur ta chaise, d'avant en arrière, quand elle te raconte qu'elle a embrassé ruben. et là, c'est le drame: un « quoi? » un peu étranglé s'échappe de tes lèvres alors que tu oublies de te rattraper, ce qui explique sans doute pour tu t'effondres dans un bruit retentissant. ce n'est que l'ego un peu sali que tu te redresses, reposes ta chaise et te rassois. un « désolée... » quitte tes lèvres alors que tu fixes le surveillant qui soupire et reprend sa lecture.
alors, seulement, tu te tournes vers gigi. « on parle bien de ruben, le copain de penny? penny, ta jumelle? dis-moi que c'est pas ce ruben-là. » puis, un peu perdue dans ses pensées. « comment ça se fait? c'était bien? il me faut des détails asap, gigi. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Gigi Rivers

avatar

Messages : 177

Feuille de personnage
Relationships:

MessageSujet: Re: we know the ruin will comme later. (g)   Mar 22 Aoû - 4:07

T’acquiesces quand elle te demande s’il s’agissait du cours de mathématiques. Elle le sait, Sam, que ce n’est pas le cours qui te passionne le plus et pourtant, t’as oublié d’être bête. C’est simplement que t’as toujours l’esprit en voyage et qui divague – ailleurs. Loin, loin de cette ville, loin de tes problèmes. Mais il y a toujours la voix nasillarde d’un professeur agaçant pour te ramener à la réalité. – Yep, que tu réponds, presque blasée tant cela est devenu habituel. Tu n’aimes pas être un cliché. Celui de la fille un peu étrange, un peu outcast, qui s’endort à moitié sur la table alors qu’elle rêvasse. Mais c’est ce que tu es et tu ne peux rien n’y faire ou plutôt, tu ne veux rien n’y faire. – Elle est vraiment trop chiante, celle-là, que tu dis en levant les yeux au ciel. Ton regard se pose sur Sam et tu étouffes un rire, incapable de demeurer sérieuse une seule minute avec ta meilleure amie dans les parages. Sam, tu l’aimes à en crever. Parfois, t’as l’impression de l’aimer plus que ta propre jumelle, mais tu te gardes bien de le dire. C’est le genre de pensée que t’entraineras dans la tombe, t’as bien trop peur qu’on te prenne pour un monstre sans cœur. Mais Sam, elle te respecte et elle t’aime envers et malgré tout et ce n’est pas vraiment le cas de Penny. Penny. T’angoisses rien qu’en pensant à elle. Et ça te brûle les lèvres, ce secret que tu as du mal à garder. T’aimerais tellement en parler à Sam, mais elle ne comprendrait peut-être pas. Vous avez du mal à communiquer, parfois et tu n’as pas envie de perdre de son estime. Mais tu es amoureuse – c’est comme une maladie dont tu n’arrives pas à te débarrasser. Et ce baiser que tu peux encore sentir sur le bout de tes lèvres, c’est comme une tumeur qui aura raison de toi à l’usure. Ce sera long et douloureux, mais il t’aura, à n’en laisser que des cendres. Tu gribouilles des cercles qui s’emmêlent sur ton cahier, et ça ressemble à rien, comme tes neurones depuis cette fameuse soirée. Il t’a laissé en vrac, Ruben. Et il y a ce putain de silence radio, plus terrible que tout. Tu peux pas le garder pour toi. T’as besoin de lui dire, t’as besoin que ça sorte. Alors tu fixes ton stylo et les mots s’échappent maladroitement de ta bouche. Mais t’as même pas le temps de réaliser que t’entends un bruit sourd. Tu regardes Sam étalée par terre et tu réalises la connerie monumentale que tu as faite. Et pourtant, t’as du mal à avoir des remords. – Merde, Sam, ça va ? Que tu demandes, réellement inquiète. Et t’oses même pas la regarder quand elle se remet à sa place, trop peureuse d’affronter son regard. – Si, c’est lui, c’est bref et efficace parce que il y a le poids d’une honte bien méritée sur tes épaules. Tu relèves finalement la tête pour la regarder dans les yeux, incapable de fuir la vérité un instant de plus. – On s’est retrouvés dans un placard, pendant un jeu stupide et… je ne sais pas, c’est juste arrivé. Tu fronces les sourcils, pas convaincue de ta réponse. Bien sûr que tu le sais. Ça fait bien trop longtemps que vos regards ne trompent pas, bien trop longtemps que t’as le souffle coupé quand il se trouve près de toi. T’es pas une victime, Gigi, t’es ton propre bourreau. – Il embrasse comme un Dieu, que tu conclus. T’as pas envie d’en dire davantage, même si t’en meurs d’envie car, tu n’oublies pas qu’il s’agit d’une trahison affreuse et que tu n’as pas de quoi être fière.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nash Monroe

avatar

Messages : 36

Feuille de personnage
Relationships:

MessageSujet: Re: we know the ruin will comme later. (g)   Jeu 31 Aoû - 15:07

nash, elle se dit que gigi n'a pas les idées claires. qu'une soirée avec la jeunesse huppée et respectable de galsden lui a secoué la tête tellement fort qu'elle ne sait plus ce qu'elle dit. c'est la seule explication plausible sur laquelle elle arrive à mettre le doigt, la seule qui ne lui retourne pas l'estomac avec sa vertueuse colère à deux dollars et six pennies. ce n'est pas que nash est en colère avec gigi, pas vraiment, mais il y a des choses qui se font et d'autres qui ne se font pas. elle sait bien que certaines fois, les tragédies ont le goût de miracles, et que ça retourne vite la tête. mais faudrait qu'elle comprenne, gigi, que sa soeur jumelle n'est pas forcément le démon à exorciser. qu'elle ne l'a jamais été. qu'au fond, c'est toujours gigi et l'idée qu'elle se fait du monde. que tirer penny dans la boue ne changera rien à ses sentiments. pire encore, ça pourrait la briser comme un vase qui se craquelle: une fêlure par une fêlure, jusqu'à ce que la pile informe de petites coupures s'effondre. et que du vase, il ne reste rien.

« comment est-ce que ça peut... juste arriver? ton cerveau a court-circuité pendant deux secondes et t'as oublié que c'était le copain de ta soeur? » c'est un peu violent, comme question, mais ça coule hors de ses lèvres avec la douceur qu'elle ne réserve qu'aux gens qui lui sont proches. nash, c'est la féministe rude qui a les mots brutaux et les idées bien arrêtées. mais ce n'est pas toujours facile d'allier cette personnalité de rouge et de noir avec les gens qu'elle aime, ceux qui ne comprennent pas forcément tout le gospel qu'elle prêche. alors elle utilise la voix qu'elle avait avec lisa, les intonations délicates qui essaient d'essuyer la violence de sa demande. « j'espère bien. sinon t'aurais vraiment perdu ton temps. » et ça, nash le marmonne. parce qu'elle sait que la seule qui va trinquer pour l'accident, ce sera gigi. parce que ruben sortira facilement du pétrin dans lequel ils les a mis tous les deux. boys will be boys, et même si ça sonne comme une condamnation, c'est au fond une promesse: ils continueront d'écraser des coeurs et briser des familles pour leur amusement. et nash voudrait bien leur répondre, girls will be girls, mais les filles tombent toujours dans le panneau tête la première. elles pensent qu'elles sont uniques, choisies, aimées, quand elles ne sont rien de plus qu'un pion sur leur jeu de dames, prête à être avalée par puissant qu'elles. « est-ce que vous en avez parlé, au moins? »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: we know the ruin will comme later. (g)   

Revenir en haut Aller en bas
 
we know the ruin will comme later. (g)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
ALT ER LOVE :: WHENEVER, WHEREVER :: FLASH BACK :: été-
Sauter vers: