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C'est enfin la rentrée !

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 you better hit me where it hurts (w/vee)

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MessageSujet: you better hit me where it hurts (w/vee)   Jeu 17 Aoû - 14:06

[let loose the storm, i'm not scared of your clouds.
wake up the monster that's trying to get out.
hit me where it hurts the most.
cause you'll get another go.
you better hit me where it hurts.
you better hit me where it hurts the most.]


Toujours avec le même sourire affiché sur les lèvres, que la jeune fille lui avait malicieusement soutiré, Arlequin vint poser son téléphone portable sur la table basse, à côté du roman de Brontë définitivement oublié. La fantaisie était importante, cependant il avait à présent ses propres histoires passionnelles à vivre.
Histoire passionnelle. L’expression mélodramatique qui dégoulinait d’un certain romantisme résonnait dans ses tympans, et il ne sut pas s’il devait en rire ou plutôt en faire une grimace écœurée.
Il avait invité la jeune Vee chez lui. C’était impensable. Oui, il lui arrivait d’organiser des événements dans sa demeure qui était bien trop grande pour un loup solitaire tel que lui, toutefois il faisait toujours bien attention de ne jamais inviter un élève, seul. Parce que ce serait mal vu, à l’évidence. Même Izia, elle n’était que peu venue dans sa demeure.
Pourquoi avait-il craqué ? Ce n’était pas de cette manière que les choses devaient se passer. Quand avait-il censé de réfléchir ainsi ?
De toute façon, il avait décrété que rien ne se passerait rien. Évidemment, elle venait seulement pour un cours d’escrime, puisqu’à Galsden High School ils n’avaient pas le privilège d’un club qui apprenait le maniement de l’épée. C’était tout aussi simple que cela.
Alors pourquoi avait-il la sensation d’avoir fait une connerie ? Alors pourquoi se prenait-il autant la tête ? Alors pourquoi avait-il l’impression d’avoir les mains légèrement moites ?

Il secoua la tête, chassant les pensées parasites. Elle allait sonner dans un peu moins d’un quart d’heure maintenant – selon ses dires, et il ne savait toujours pas si elle pouvait être digne de confiance –, cela ne lui laissait que quinze minutes de tranquillité. Il n’allait certainement pas les perdre en s’enfonçant dans une réflexion intensive, poussée, mais vaine.

Il se leva de son canapé bien trop confortable, et gravit les escaliers principaux qui montraient le chemin vers cette salle, qui auparavant devait probablement être une salle de danse, qu’il avait aménagée en salle d’escrime.
Lorsqu’il avait repris le manoir familial – mais dont les Wolf ne se servaient que peu souvent, pour des vacances hasardeuses en Californie – il y avait maintenant un peu plus de deux ans, il avait récupéré un manoir désuet, à la décoration vieillotte. Ayant les moyens et le goût, Arlequin avait entrepris de grands travaux pour le moderniser. Et ce n’était pas un euphémisme que de dire qu’il s’était pris pour Iron Man ou Batman.

Ouvrant l’immense armoire, seul mobilier que contenait la spacieuse pièce, il sortit deux fleurets et deux masques. Perdu dans ses pensées, il les observa passivement, sans vraiment les voir, avant d’être tiré de nouveau de sa rêverie par le gong d’entrée.
Il tourna la tête vers la seule sortie de la pièce, vers la source du bruit, et malgré lui, un sourire vint légèrement étirer ses lèvres et illuminer son visage.

Toujours de son pas nonchalant, s’en fichant allégrement s’il faisait attendre la princesse ou non – de toute manière, elle l’avait bien cherché –, il descendit les mêmes escaliers qu’il avait montés quelques minutes auparavant, pour aller ouvrir la porte d’entrée, histoire de ne pas la laisser décrépir sur le porche d’entrée éternellement. « Sens-toi honorée que je vienne t’ouvrir moi-même. » Il jouait les mecs imbuvables, le gros bourgeois qui pétait plus haut que son cul, alors que ce n’était absolument pas lui. Non, il avait la thune, mais il se considérait plus comme un voyou qu’un milliardaire. Il exagérait seulement son statut pour se rendre insupportable aux yeux de la jolie jeune fille qui était apparue devant lui lorsqu’il avait ouvert le battant. Et putain, qu’est-ce qu’elle était jolie.
Il ne laissa rien transparaître, alors qu’il haussa un sourcil et se recula d’un pas, pour la laisser rentrer. « Quinze minutes. Je dois t’accorder que tu es ponctuelle. » Il essayait d’être un minimum chaleureux, ce qu’il était assez naturellement, être un bon hôte comme tout anglais qui se respecte, toutefois, il s’imposait une certaine distance, pour ne pas que les filets de la belle se resserrent un peu plus autour de lui. Ce fut bien pour cela, qu’il s’efforçait à ne pas trop lui jeter de regards, comme si sa présence chez lui le laissait tout à fait indifférent.
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MessageSujet: Re: you better hit me where it hurts (w/vee)   Ven 18 Aoû - 19:41

you better hit me where it hurts - arlequin & vee.
une conversation courte, mais qui a su faire battre son palpitant un peu trop fort dans sa poitrine, laissant un sourire radieux s'installer sur ses lèvres. quinze minutes qu'elle avait dit et vee comptait bien ne pas mettre une minute de plus pour se rendre au manoir d'arlequin. manoir d'arlequin, rien que ces mots la font tressaillir. vee, elle ne prend pas la peine de se faire belle, de se vêtir autrement que ce matin en se levant. parce que vee, c'est la simplicité incarnée et sous ses traits de gamine émane une beauté presque déroutante dont elle use parfois avec démesure. perchée sur sa bicyclette, vee traverse les rues de galsden à vive allure, son casque déversant du janis joplin dans ses oreilles. son regard oscille entre la route qui s'étend devant elle et l'heure sur son portable et elle manque parfois de déraper lorsque ses opales ne guettent plus l'horizon et ses aléas qui défilent au gré de son trajet. à mesure qu'elle s'approche de sa demeure, vee sent son myocarde se resserrer, ses mains se faire moites, alors qu'une euphorie excitante parcourt son échine de millier de piqûres électriques. elle ne réalise qu'à moitié l'endroit qu'elle s'apprête à franchir. parce que depuis leur rencontre, vee a nourrit cette obsession pour cet homme deux fois trop âgé pour elle, mais au charme certain et dont le regard perçant la déroute. elle sait vee, qu'elle fait une bêtise à se rendre chez lui, qu'elle devrait sagement rester chez elle ou retrouver des amis, mais elle ne peut résister à cette tentation qui lui titille les tripes et cette envie prenante de le rejoindre. puis vee, elle sait pourquoi elle est là. même si au fond elle aimerait que les choses dérapent à son avantage, elle sait qu'elle ne vient que pour apprendre à manier l'épée (comme elle dit). parce que vee, elle en rêve depuis qu'elle sait qu'on apprend l'escrime à la st henri school, bien qu'elle sache que jamais elle ne pourra intégrer cette école réservée aux fils et fille de, au compte en banque trop rempli pour être honnête.
son vélo laissé à l'abandon près de la pelouse d'entrée, vee fait face à cette grande porte qui orne la bâtisse. minuscule, c'est comme ça qu'elle se sent face à la demeure d'arlequin. son doigt vient appuyer franchement sur la sonnette laissant s'échapper un gong avertisseur de sa présence. les dents appuyées contre sa lèvre inférieure, elle se la mord dans l'attente de sa réponse. et, avant d'entendre les pas lourds de d'artagnan, elle se demande s'il ne lui a pas fait une farce lui le clown de nom. s'il n'a pas décidé de la laissé croupir devant sa porte, elle la gamine un peu paumée qui tente de séduire un homme mur qui lui résiste. mais bientôt, il se retrouve face à elle et ses lèvres se pince en une esquisse de sourire. il est là, qu'elle se répète mentalement. - peut-être que j'aurais été bien plus impressionnée si ça avait été ton homme de maison qui serait venu m'ouvrir la porte. toujours provocatrice, vee ne se laisse pas déstabiliser par son air supérieur d'homme riche et con. elle ne se fait pas prier pour entrer dans sa demeure et son regard se perd dans la contemplation de cette décoration qui lui donne le tournis. tout est grand, tout est beau. rien que l'entrée représente la moitié de sa propre maison. - je t'avais bien dit que je tenais mes promesses. qu'elle balance fière d'être arrivée à temps et d'avoir retenu son attention sur ce simple fait. - pas le temps de visiter, ce sera peut être pour une prochaine fois. on attaque ou tu comptes t'éterniser ici ? c'est qu'elle est pressée la gamine, pressée de tenir le manche dans sa main délicate, pressée de l'observer jouer de son art.
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MessageSujet: Re: you better hit me where it hurts (w/vee)   Ven 18 Aoû - 23:16

[let loose the storm, i'm not scared of your clouds.
wake up the monster that's trying to get out.
hit me where it hurts the most.
cause you'll get another go.
you better hit me where it hurts.
you better hit me where it hurts the most.]


Vee, elle n’a pas besoin de mille artifices pour avoir ce qu’elle veut, combler le moindre de ses caprices et surtout faire tomber les garçons dans ses filets, s’embourber dedans, se débattre seulement pour s’emmêler encore plus, jusqu’au point d’abandonner la bataille et se complaire dans l’emprise hypnotique qu’elle peut répandre sur eux. Sauf qu’Arlequin, il est loin d’être un garçon. C’est un homme mûr, qui peut apprécier sa beauté à sa juste valeur, toucher avec les yeux sans approcher la main, prenant le risque de se brûler. Bien sûr qu’Arlequin il est subjugué par sa beauté naturelle, celle qui ensorcelle tout sujet et sous-fifre. Arlequin, malgré son nom, il a la prétention d’être bien plus que le bouffon du roi. Il est décidé, préférant rester prince, il ne prendra pas le risque de se transformer en crapaud en embrassant la jolie paysanne.
Il se permet d’admirer, mais les filets le chatouillent et il ne veut pas les sentir de plus près. Alors il joue le mec dédaigneux, fait ressortir le riche et con en lui, celui qu’il exècre et contre lequel il s’est battu toute sa vie. Amusé, il a envie de rire, ou d’au moins sourire, parce que Vee elle est piquante et, bordel, il aime bien cela. Sauf qu’il ne fait rien de tout cela, il hausse un sourcil, toisant la gosse. « La môme a des goûts de luxe. Pour Noël je ne t’offrirai rien d’autre qu’un diamant, alors. » Arlequin, il joue avec elle, malgré lui. Les mots sortent de sa bouche sans qu’il puisse vraiment s’en empêcher. Mais il ne regrette pas, pas vraiment. Il joue avec elle, et clairement le but est d’avoir le contrôle, avoir de nouveau la balle dans son camp. Il joue avec elle, lui promettant un cadeau démesuré pour Noël. Il ne sait pas s’il a l’intention de lui offrir quelque chose, il aurait bien pensé à des fleurs, juste pour qu’elle pense à lui à ce moment si spécial. Mais l’image d’elle ouvrant son paquet et découvrant un dimant brillant de mille feux, cela ne lui déplait pas. Juste pour voir sa réaction. Juste pour qu’elle se rende compte qu’elle est quand même plus jolie qu’une simple pierre, même rare. « J’lui ai donné ces vacances d’été. », à son majordome. Parce que c’est un bourgeois, parce qu’il joue au bourgeois, mais franchement il reste un bourgeois au grand cœur, un bourgeois du peuple avant tout. Ou en tout cas il essaie.
Il la laisse rentrer dans sa maison, et ne peut pas s’empêcher de trouver une symbolique derrière tout cela, comme si c’était lui qui s’engouffrait dans la gueule du loup et dans la maison close de la tentation. Il la laisse rentrer et jette, d’une manière absolument automatique, un coup d’œil à l’extérieur. Il sourit, en voyant le vélo de la môme délaissée dans sa pelouse. Il sourit encore plus, lorsqu’il la voit, du coin de l’œil discret, contempler sa grande entrée, qui n’est encore rien par rapport aux restes de la maison. « Des promesses, des promesses… Je maintiens que tu en fais beaucoup. » Il lui lance un clin d’œil, presque bien malgré lui. Il est même presque amusé de la voir aussi fière d’avoir tenu son créneau de quinze minutes. À quel point est-ce absurde ? « Tu es pressée de prendre ta taulé et d’avoir des bleus, la môme ? » Il ne lui adresse pas un seul regard, alors qu’il passe à côté d’elle, son nez néanmoins envahi par son doux parfum, pour monter les escaliers, s’attendant naturellement à ce qu’elle le suive. Si elle avait été une autre personne, il aurait gentiment posé sa main au creux de ses reins pour la guider, la classe britannique oblige, toutefois il voulait éviter le plus de contact physique, pour le moment.
Il marche d’un pas soutenu, ne s’occupant pas si elle suit le rythme ou pas. Sa demeure est grande, mais il ne s’attend pas à ce qu’elle perde non plus. La salle est propre, vaste, et seulement décorée par les tapis rectangulaires qui forment l’espace de combat. Il lui lance un des deux masques, et ouvre l’armoire à son attention. « Enfile une tenue, ça me chagrinerait de voir t’égratigner quand même. Et t’as besoin d’un protège-poitrine ? Les femmes en ont généralement besoin, mais vu que t’es une môme. » Il hausse de nouveau un sourcil, comme s’il n’en avait rien à faire, alors que pour de vrai il est complètement amusé de sa propre provocation. Elle peut jouer les petites pestes, mais Arlequin, le peut tout autant. Il fait comme s’il s’en foutait, alors qu’il sait très bien que son premier obstacle est sur le point d’arriver. Si c’est bien la première fois qu’elle fait de l’escrime, il va devoir l’aider à enfiler son équipement complet…
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MessageSujet: Re: you better hit me where it hurts (w/vee)   Ven 18 Aoû - 23:46

you better hit me where it hurts - arlequin & vee.
les prunelles scintillantes, elle dévisage chacun des recoins de la pièce avec indiscrétion. vee, elle ne prétend pas se sentir à sa place dans cette demeure dix fois trop grande. vee, elle est bien dans son petit cocon de chambre qui ressemblerait plus à des chiottes chez arlequin qu'à une chambre d'adolescente. elle a le tournis face à tant de volume et elle se perd un peu, dans cette vaste pièce haute de plafond. heureusement, arlequin entretient le jeu, ce qui lui permet de garder les pieds sur terre, un point de repère. - rien que ça ? mais qu'est-ce que tu veux que je fasse d'un diamant ? c'est la gosse des quartiers qui parle, celle qui n'a jamais eut plus qu'un iphone comme cadeau d'anniversaire. parce que oui, qu'est-ce qu'elle pourra bien foutre d'un diamant ? vee, elle est pas de ce monde, elle est pas une gamine pourrie gâtée, fille de, gosse de riche. elle se fiche pas mal des belles choses, des choses qui coûtent chères. vee, elle préfère la beauté de la simplicité et peut-être qu'elle serait choquée face à tant de brillance, mais elle ne rêve pas d'un diamant. elle rêve juste qu'on l'aime. elle hoche simplement la tête quand il parle de son homme de maison. vee, elle sourit face à son air un peu supérieur et arrogant. arlequin, c'est pas comme ça qu'elle l'a connu et c'est certainement pas comme ça qu'elle le voit. elle sent cet écart qu'il tient à mettre, cette distance entre eux. - comme c'est aimable de ta part. toujours dans le compliment, elle le cherche, le titille encore et encore. - pas tant que ça, mais faut croire que celles que je fais je les tiens. c'est vrai, vee, elle reste cette fille au grand coeur et sincère, celle qui ne déçoit jamais les autres de peur qu'on la déçoive à son tour, celle qui tient ses promesses coûte que coûte, langue close, lèvres scellées. mais vee, ce qu'elle retient c'est ce clin d'oeil qui lui adresse, cette touche enfantine qui marque une certaine proximité aveugle entre eux. parce qu'elle n'imagine pas une relation telle quelle avec un professeur, parce qu'il le veuille ou non, son charme et sa ténacité ont l'effet escompté sur lui. - à toi de me dire pourquoi je suis venue si ce n'est pour me prendre des coups ? provocation sans mesure, elle arque un sourcil, ce sourire joueur posé sur ses lèvres. ses opales fixent avec intensité son visage, lui trop éloigné d'elle, et le testent dans ses réponses. et sans prévenir, monsieur d'artagnan s'esquive, s'en va. sans un mot à son égard, il grimpe ces marches au nombre incalculable. et vee, elle se sent comme un toutou qui suit son maître et ça la dérange. alors, elle observe, elle regarde partout autour d'elle, comme pour marquer qu'elle s'en moque, qu'elle s'occupe et que ça ne l'atteint pas ce manque d'attention dont il fait preuve. et pourtant, elle sait que c'est voulu de sa part, qu'arlequin fait exprès de mettre de la distance entre eux. parce qu'au fond, elle met sa résistance à mal.
dans cette pièce gigantesque, vee trouve étonnement ses marques. elle attrape au vol le casque qu'il lui lance et l'observe sous toutes ses coutures. vee, elle l'écoute avec une attention certaine, parce que c'est un instant fatidique et qu'elle est véritablement curieuse d'apprendre l'escrime. mais quand il la cherche à son tour, ses sourcils se haussent sans qu'elle n'en prenne conscience. et dans un geste plus provocateur que ses paroles, elle soulève son t-shirt pour dévoiler son soutient gorge. - je sais pas, tu penses que j'en ai besoin ? quand elle le lâche, vee tient à soutenir son regard, à décrypter la moindre réaction de sa part, le moindre traits tirés sur son visage. au fond, c'est à qui ira le plus loin, à qui cherchera l'autre le plus fortement. et vee, elle aime jouer à ça et elle sait qu'elle est douée dans ce domaine. alors, elle s'approche lentement de l'armoire et observe la combinaison sans véritablement pouvoir discerner le cucul de la têtête. - tu me montres comment ça s'enfile ? j'risquerais de faire une bourde, sinon. un sourire angélique sur les lèvres, elle devient cette gamine adorable à qui on ne refuse rien. cette fille-femme, aux lèvres délicieuses qui s'arquent, charmeuses.
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MessageSujet: Re: you better hit me where it hurts (w/vee)   Sam 19 Aoû - 0:52

[let loose the storm, i'm not scared of your clouds.
wake up the monster that's trying to get out.
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you better hit me where it hurts.
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Si Vee admire sans aucune gêne l’antre du personnage qu’est le professeur, Arlequin lui se retient de faire la même avec elle. Il sait qu’il se perdrait dans sa contemplation, pas seulement parce qu’elle est belle, la gosse, mais parce qu’elle l’intrigue, elle le fascine. Et si elle s’en fout d’être discrète, il sait qu’il aura beau essayer d’être secret, il n’a pas envie de rougir comme une adolescente pré-pubère prise entrain de mater son crush s’il se fait prendre en flagrant délit. Alors il s’oblige à regarder tout, sauf elle. Puis il rit, parce que la gamine marque un point, et qu’il aime sa putain de répartie cinglante. « Touché. C’est bien trop clinquant, c’est bon pour les pies. » Non, décidément, s’il doit lui offrir quelque chose, ce ne sera sûrement pas un diamant. De toute manière, il ne lui offrira rien. Parce que c’est Vee, et qu’il est nul à avoir des petites attentions pour les autres. Puis il aime qu’elle soit simple. C’est vrai qu’il est né avec au moins trois cuillers en or massif dans la bouche, et qu’aujourd’hui il est entouré d’enfants qui ne savent pas reconnaître la valeur de chaque chose – merci Saint-Henri –, cependant il les a toujours trouvé tête à claque. Vee, c’est la gamine du peuple, celle dont il a toujours voulu être proche, la raison pour laquelle il s’est enfui de chez lui. Alors pourquoi il joue au riche condescendant si ce n’est absolument pédant ? Il a envie de se mettre des claques à lui-même, p’tit con. Il roule des yeux, pour elle, alors que c’est à lui qu’il a envie de tirer les oreilles. Mais il dit rien, parce que ce serait avouer ses faiblesses à cette fillette qui le met déjà à mal.
Il roule des yeux encore une fois, mais cette fois c’est amplement mérité. Vee, elle n’a pas froid aux yeux, mais à force de voler trop près du soleil, il sait qu’elle va finir par se brûler les ailes. Elle a déjà failli, ce soir où il a effectivement dû jouer au d’Artagnan. Elle ne semble pas avoir appris de ses erreurs. Il lui dirait bien de se calmer, mais il se doute que c’est vain, alors, même si ça lui coûte, il garde sa bouche fermée.
Non, décidément, elle n’a rien retenu de cette leçon. Elle provoque, encore et encore, comme si c’est la seule chose dans laquelle elle excelle réellement. « Je voudrais pas abimer ton p’tit et frêle corps… » Malheureusement, il voudrait détester ses provocations, mais bordel il se fait embarquer si facilement. Et puis ouais, il aime pas voir des femmes blessées – lui qui en est follement amoureux –, et il s’imagine Vee absolument fragile entre ses immenses mains, contre lui.
Contrôle. Distance. Parce qu’oui, ce jeu entre eux, en plus d’être du flirt presque pas subtil, c’est clairement un jeu de pouvoir. Ils se cherchent, ils se trouvent, avant que l’un finisse de nouveau par s’éloigner de quelques pas, si ce n’est complètement fuir loin. Et alors qu’il pense à chaque fois reprendre le dessus, Vee se révèle être pleine de surprise, et Arlequin se retrouve presque sans voix. Oui, il est clairement surpris lorsque, de la manière la plus naturellement du monde tellement c’est déconcertant, elle soulève son t-shirt et lui fout sous les yeux son soutif. Arlequin, il sait vraiment pas comment réagir là tout de suite maintenant. Il ne sait pas s’il doit rougir, s’il doit détourner la tête, s’il doit lui faire des remontrances. Alors, il cache son étonnement et ne se laisse pas avoir. En plus de soutenir son regard, il n’empêche pas son regard de tomber sur ses seins dissimulé par ce fin bout de tissu, les lorgner peut-être un peu plus longtemps que nécessaire, avant qu’elle ne vienne les masquer de nouveau, d’elle-même. Son regard est absolument neutre, impassible, mais il ne nie pas que ce qu’il a vu lui a plu. « J’suis mitigé. J’t’accorde que tu as des formes, mais ton soutif fait plus penser à p’tite fille qu’à une femme. » Il soutient son regard, quelques secondes de plus, avant de se retourner et d’effectivement lui tendre un protège-poitrine. Puis elle se tient à côté de lui, et alors qu’il sent la chaleur de son corps envahir le sien à cause de la proximité, il ne fait rien pour se reculer. Non, il profite comme il peut, tant qu’il peut, tout en essayant de garder le plus possible ses distances – au sens figuré –. Et ainsi proche d’elle, elle peut l’entendre râler, sans qu’il ait besoin de faire plus que bougonner dans sa barbe – qu’il n’a pas –. « Et après tu ne voulais pas que je t’appelle la gosse. » Elle est belle, même quand elle lui fait son sourire hypocrite de chat potté. Elle est belle, et il a envie de lui tirer la langue. Mais ce serait un peu trop puéril, non ? Putain, il a l’impression de pas savoir comment se comporter avec elle, et ça le gêne. « Bon, puisque tu sembles handicaper, j’veux bien t’aider à enfiler tout ça. » Et, il ne refreine pas ses pulsions pour une fois, et il lui fout une légère pichenette sur le front. « T’as la veste, la sous-cuirasse, la cuirasse, et le protège-poitrine. Si tu mets tout ça dans le bon ordre, j’te donne un bisou. » Il joue un jeu dangereux, mais maintenant qu’il a plongé la tête la première, il se laisse porter par le courant.


Dernière édition par Arlequin Wolf le Sam 19 Aoû - 10:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: you better hit me where it hurts (w/vee)   Sam 19 Aoû - 1:57

you better hit me where it hurts - arlequin & vee.
une remarque qui la fait sourire, parce que vee elle retrouve là cette impression qu'elle a eut en le rencontrant. elle ne voit pas cet homme bourge et hautain qu'il s'amuse à habiter depuis son arrivée. - exact. et moi je suis plus un colibri, pas une pie. vee, elle est loin de tout ça. bien que parfois lui vient l'idée de voler ce qui brille pour amener de quoi vivre plus aisément à sa famille, mais elle retient ses pulsions de robin des bois. elle a grandit dans un monde sans lumière, un monde loin d'être péteux et mon dieu ce qu'elle les déteste, ces gosses de. ceux qui s'amusent de leur argent, ceux qui s'en vante, qui gaspille. elle aimerait qu'ils connaissent la vie dure, celle faite de galères, qu'ils comprennent que l'argent ne se jette pas, ne s'utilise pas comme une vulgaire feuille de papier toilette. mais vee, elle les évite, comme la peste. et pourtant, elle est attirée par cet homme, mille fois plus riche qu'elle si ce n'est plus encore. par cet homme vivant dans un manoir. un mystère qui attise sa curiosité de gamine paumée. arlequin, le loup solitaire, riche homme, voyou à ses heures perdues. et c'est sans doute ce côté plus homme du peuple qui l'attire finalement, sa facette moins gondée. vee, elle joue, toujours et ça l'amuse encore plus lorsque son partenaire résiste, joue lui aussi. c'est trop facile avec les garçons de son âge, ceux qui ne parviennent à contrôler leurs hormones et leurs pulsions. eux sont des proies faciles qu'elle aime manipuler quitte à sa retrouver coincée dans une situation dangereuse. mais vee elle a ce sentiment qu'avec arlequin tout est différent. plus mûr, plus expérimenté, peut être, il sait lui tenir tête. et pourtant elle devrait fuir la gamine, elle ne devrait pas être ici avec lui, parce qu'elle ne le connaît pas si bien et qu'il pourrait faire d'elle ce qu'il désire, elle la petite dont il ne ferait qu'une seule bouchée. ses lèvres se pincent à nouveau lorsqu'il décrit son corps, petit et frêle. - c'est vrai que t'as plus tendance à vouloir le protéger ce petit corps frêle. elle n'apprend pas, elle continue, s'engouffre la tête la première. vee, elle se jette dans la gueule du loup, arlequin. elle joue sur ce contraste. elle, petite gamine et lui homme en position de force.
vee, elle se laisse portée par ses pulsions. elle se déshabille presque sans en faire trop. pas pudique pour un sous elle lui dévoile une partie de son corps jusque là restée secrète à ses yeux. sa poitrine peu pulpeuse, mais présente, mise en valeur dans un soutient gorge. elle observe son visage, mais ne parvient pas à y déceler quoi que ce soit puisque ses yeux ne quittent pas les siens. elle sent qu'il se retient, parce que tout homme normalement constitué aurait louché sur sa poitrine. mais non, arlequin reste de marbre. et il la taquine encore. vee, s'offusque presque. - t'aurais préféré que je porte pas de soutient gorge alors ? sourire mesquin, elle le pousse à bout pour savoir jusqu'où il serait capable d'aller en cet instant. puis elle s'avance et observe la panoplie du parfais escrimeur étendue face à elle. un méli-mélo sans aucun sens. elle sent son corps non loin du sien et elle se retient de diminuer la distance qui les sépare. elle sent son aura qui se mélange à la sienne et pour peut qu'elle se tourne vers lui, elle s'imagine son souffle se mêler au sien. arlequin abdique, non sans laisser s'échapper une énième réflexion. mais vee elle n'y porte plus attention parce qu'elle jubile. une pichenette qu'il vient déposer sur son front. elle mime d'avoir mal alors qu'elle apprécie le contact de ses doigts aussi mince et court soit-il. son sourire de princesse se transforme, s'intensifie alors qu'il lui lance un challenge. enfiler son attirail contre un baiser. - un bisou, vraiment ? t'es certain de vouloir lancer ce genre de défi ? fais attention je pourrais te surprendre. parce que vee elle marche à l'adrénaline. elle marche sous la pression des autres, de l'instant. et, lorsqu'elle désire quelque chose elle sait qu'elle fera tout pour l'obtenir. face à ces différents éléments elle observe, analyse. elle cherche à définir l'ordre parfait dans lequel elle doit mettre chacun d'entre eux. veste, sous-cuirasse, cuirasse, protège poitrine qu'il lui a dit. vee, elle suit sa logique et enfile pour commencer le protège poitrine. elle analyse les éléments et enchaîne avec la sous cuirasse, et la veste avant d'enfiler la cuirasse. un instant elle réfléchis, hésite. et si elle s'était trompée ? y a son palpitant qui s'alarme. c'est qu'elle le veut, vraiment et qu'en plus de cela, vee elle veut bien faire. - alors ? et il manquerait pas un pantalon par hasard ? vee, elle cherche à le trouver là où il ne l'attend pas. parce que même si elle se trompe elle espère que sa remarque lui fasse marquer des points.
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MessageSujet: Re: you better hit me where it hurts (w/vee)   Sam 19 Aoû - 2:50

[let loose the storm, i'm not scared of your clouds.
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cause you'll get another go.
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you better hit me where it hurts the most.]


Un colibri. Cela lui va bien, il n’y a pas à chier. Puis Arlequin il préfère largement les jolis colibris plutôt que les vénales pies, cependant il s’empêche bien de le préciser, ne voulant pas trop lui faire de compliments. La gosse est déjà sûre de ses atouts, de ses capacités, trop sûre d’elle, et il ne voudrait que sa tête gonfle trop, qu’elle se déforme. Très sincèrement, cela lui enlèverait du charme, et elle est déjà une version un peu trop parfaite d’elle-même. « Faut bien que quelqu’un le fasse pour toi. » Si habituellement, il se prête bien à ses provocations, visiblement cette dernière pique ne le fait pas sourire. Arlequin, il part du principe que l’on peut rire de tout, mais l’injustice et la violence ne sont pas des valeurs dont il raffole. Alors, quand il voit une personne en détresse, il ne réfléchit pas à deux fois avant de se lancer dans une sale bagarre pour la protéger. Mais c’est encore différent lorsque c’est une personne qu’il aime bien, parce qu’il a son cœur qui se serre à la pensée qui puisse lui arriver quelque chose. Vee, cela devait juste être une gamine un peu trop insouciante de plus, croisée dans une rue malfamée, mais elle est entrain de prendre un peu trop de place dans sa vie. Trop naturellement. Trop sans qu’il ne s’en rende compte.
Vee, elle semble presque déçue du fait qu’Arlequin ne l’ait pas reluquée comme une vulgaire femme objet. Elle est jolie, Vee. Elle n’a pas des seins qui pètent à la figure de chaque homme, et peut-être qu’Arlequin il préfère cela, finalement. De jolies formes bien dessinées, mais pas trop proéminentes. L’adolescence a beau être une partie de sa vie qu’il a adorée – et détestée –, il est bien content de savoir contrôler ses hormones. Sauf qu’Arlequin, bien sûr qu’il l’a matée. Boys will be boys. Mais elle est tellement pressée de tout, qu’elle ne prend même plus le temps de le regarder, de regarder qu’il la regarde. « Non. Vous les jeunes, vous ne savez plus apprécier les belles choses. C’est bien plus élégant une femme qui ne se découvre pas trop, ou tout de suite. » Nouvelle génération qui brûle les étapes et se jette la tête la première de la falaise, sans apprécier la vue de la mer déchaînée et la brise du vent sur le visage. C’est comme un cadeau, il a bien plus de valeurs lorsqu’il est emballé, et qu’on le découvre petit à petit. Arlequin, il aime bien déshabiller les personnes qu’il met dans son lit, comme un fin plat que l’on goûte par petites cuillers. Et de toute manière, elle va le garder, son soutien-gorge.
Entre sa chaleur corporelle, son parfum unique, son épaule ne touche même pas son bras, et le manque de contact est presque trop pour lui. Alors Arlequin, il craque. Il craque et il la touche. Mais d’une simple pichenette, parce que ça fait partie du jeu. Il rit alors qu’elle fait semblant d’avoir mal, mauvaise comédie trahit par le sourire qui plane sur ses lèvres. Il reprend son expression sérieuse, presque hautaine seulement pour l’agacer, croise les bras sur sa poitrine, penche la tête sur le côté et hausse un sourcil, accentuant ainsi son air de défi. « Surprends-moi alors, Vénus. Je hais l’ennui plus que tout. » Arlequin, il appelle la môme par son vrai prénom et non pas son surnom, mais s’il a plus ou moins compris que celui-ci est d’actualité. Il l’appelle par son vrai prénom, parce que ce n’est pas son pote, et qu’il veut vraiment se différencier des autres gamins qu’elle côtoie. Pourquoi il veut sortir du lot ? Pour rien. Chut.
Il la regarde se concentrer. Il la regarde un peu trop intensément, comme s’il la contemplait plutôt qu’il l’observait vraiment, et peut-être heureusement pour lui qu’elle est focalisée sur l’armoire qui comporte tous les équipements et les accessoires nécessaires, parce qu’il a même pas le courage de se reprendre et d’arrêter. Il la regarde réfléchir, et il se maudit de ne pas être professeur au lycée public, parce qu’elle est belle, perdue dans ses pensées. Et alors qu’elle a fini, qu’elle a tout enfilé, un sourire rayonnant vient illuminer le visage d’Arlequin. Le premier, vrai sincère et beau sourire. C’est bien ce qu’il pensait, en plus d’être belle et d’avoir un caractère piquant, elle est intelligente, la gosse. « Bien sûr qu’il y a un pantalon, seulement je savais que tu n’allais pas te tromper sur ça. » À contrecœur, il dévie son regard, posé sur elle, sur le fond de l’armoire, pour pouvoir trouver un pantalon qui lui irait. Un à la bonne taille, pas trop usé, et légèrement plus moulant que les autres, comme un leggings – pour son plaisir personnel évident –. Il le lui tend, toujours un petit sourire sur les lèvres. « Faut que t’enlèves ton bas, par contre. T’as besoin d’aide pour ça aussi ? » Tout cela s’est dit sur le ton de la plaisanterie, et il est presque étonné de constater avec quelle facilité et aisance viennent ses réactions. Lui ne sait pas toujours quelle attitude adopter, mais son corps semble être devenu indépendant de son cerveau. Soit.
Une fois qu’elle est enfin en tenue, il la regarde comme si elle était une des merveilles du monde. Pour certains, la tenue d’escrime pourrait rendre ridicule, mais faut croire qu’Arlequin aime beaucoup trop ce sport, parce qu’il la trouve absolument mignonne dedans. « Bon, un pari est un pari. » Il s’approche d’elle, bien décidé lui aussi à honorer ses promesses, tout doucement, comme pour faire planer le mystère, avant d’attraper gentiment sa main et la porter avec sa bouche pour embrasser le dos de sa main. Et il la relâche, soutenant son regard de ses yeux lagons, visiblement fier de lui.
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MessageSujet: Re: you better hit me where it hurts (w/vee)   Dim 20 Aoû - 0:13

you better hit me where it hurts - arlequin & vee.
vee, elle sait que son comportement insouciant ne la mène à rien de bien. elle sait qu'elle risque de se faire prendre à son propre jeu, mais c'est qu'elle ne peut pas se passer de cette éternelle danse dans laquelle elle s'est laissée emporter. et dire qu'arlequin est son sauveur des temps moderne n'est pas un euphémisme. parce que vee, elle se demande parfois ce qu'elle serait aujourd'hui s'il n'était pas intervenu, si elle avait dû se plier aux exigences de ce garçon un peu trop saoul. elle n'est pas vierge non, mais elle se conserve pour ceux qu'elle désire vraiment. alors vee, elle comprend ce qu'il insinue par ses mots et, désinvolte, elle laisse ses yeux rouler autour de leur orbite. - justement, c'est pour ça que je dois apprendre à me défendre moi même. l'escrime c'est pas ce qu'il y a de plus efficace pour se défendre, mais elle y croit vee. elle pourrait sans doute s'inscrire à la boxe, au judo, ou tout autre art martial, mais non. ce qui l'intéresse dans l'escrime c'est ce côté décalé, hors du temps. elle s'imagine à l'époque des chevaliers, elle s'identifie à cette petite arya stark qui n'a jamais désiré être une lady et qui s'est donné pour mission de venger sa famille. c'est ça, vee, elle voudrait apprendre à être un peu plus comme arya stark.
arlequin se moque de son soutien gorge et vee, elle réagit au quart de tour, le défis toujours plus en insinuant qu'elle aurait pu ne pas en porter. mais sa réponse la refroidi, elle sent les remontrants, la fausse morale des personnes d'un certain âge sur cette génération actuelle. elle lâche malgré elle un soupire entre ses lèvres, les yeux rivés vers le plafond. - tu dois avoir raison, c'est l'expérience qui parle. et tu vois, j'aurais sans doute besoin de cette expérience pour apprendre à apprécier les belles choses, comme tu dis. un regard doux, des opales intenses qui le fixent, vee elle cherche à le piquer en plein coeur, toujours dans cette optique de séduction. mais vee, elle est certaine que ceux qui ne savent apprécier la vie sont ceux qui ont le plus d'argent. et si elle n'avait pas tenu à continuer leur petit jeu, elle lui aurait sans doute remonter les bretelles en lui parlant de ce fric qui pourri sa vie par une facilité qui terni la beauté des choses.
venus. ça claque entre ses lèvres à arlequin, ça résonne dans sa tête à vee. c'est pas qu'elle ne le supporte pas, son prénom, c'est que dans sa  bouche ça sonne durement, comme la marque d'une distance qu'elle s'évertue à faire disparaître et que, sans cesse, il remet en place. - dans ce cas tu ne vas pas être déçu, parce qu'avec moi il est bien rare que l'on s'ennui. elle aurait bien mille et une idées à lui susurrer, mais elle aime trop leurs échanges basés sur la tentation pour être aussi précoce. et vee, elle fait preuve d'une concentration presque étonnante quand il s'agit de trouver l'ordre parfait pour enfiler son équipement. parce qu'elel connaît l'enjeu et qu'elle ne manquerait ça pour rien au monde. et vee, elle est si concentrée qu'elle en oublie presque la présence d'arlequin à côté d'elle, qu'elle ne voit ni ne sent son regard différent poser sur elle. habillée, elle se redresse face à lui et écarte les bras comme pour lui montrer son oeuvre. et elle voit juste et ça la ravi encore plus, vee. en plus d'être parvenue à enfiler tout cet attirail qui lui est étranger, elle a piqué là où elle pensait qu'il s'était trompé. ses sourcils se redressent face à sa réplique, tandis que ses lèvres se pincent, sourire emprunt de fierté. et arlequin ne manque pas l'occasion. à nouveau il tourne autour de cette vision qu'il prétend avoir d'elle, celle d'une gosse incapable de faire quoi que ce soit d'elle même. - j'en suis tout à fait capable, mais si tu veux me l'enlever toi même je ne dirais pas non. une voix sensuelle qu'elle s'exerce à conserver. elle laisse entrevoir dans son regard toutes ces choses qu'elle ne dit pas, ces choses qu'elle ne fait qu'insinuer. vee, c'est vrai qu'elle aimerait qu'il lui enlève ce foutu pantalon, mais pas vraiment pour qu'elle en enfile un autre. non, vee, elle voudrait qu'il lui enlève tout ce qu'elle porte sur elle, mais elle sait que ce n'est pas d'actualité, pas encore tout du moins (c'est qu'elle est sans doute trop sûre d'elle, la gamine).
son palpitant s'emballe lorsqu'elle pense l'instant venu. c'est bien trop beau pour être vrai et vee, elle n'est qu'à moitié étonné lorsqu'arlequin prend possession de sa main pour y déposer un baiser. bien joué qu'elle aurait pu lui balancer. au lieu de ça elle lui fait simplement une révérence avant de s'éloigner pour rejoindre ce qu'il lui semble être la piste. - c'est que ça met plus les formes en valeur que c'que je pensais. qu'elle remarque en observant l'allure qu'elle a dans sa tenue d'escrimeur. - c'est pas trop serré, tu penses ? en réalité, vee, elle s'en moque que ce soit ou non trop serré. ce qu'elle veut c'est lui montrer son postérieur, qu'elle sente son regard sur lui, qu'elle le voit l'observer. c'est ce qu'elle aime vee, se sentir vue et appréciée. elle est malade vee, c'est certain et elle n'en est qu'à moitié conscience en plus.  

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MessageSujet: Re: you better hit me where it hurts (w/vee)   Dim 20 Aoû - 2:00

[let loose the storm, i'm not scared of your clouds.
wake up the monster that's trying to get out.
hit me where it hurts the most.
cause you'll get another go.
you better hit me where it hurts.
you better hit me where it hurts the most.]


Peut-être qu’Arlequin se prend vraiment pour un des quatre mousquetaires. Peut-être qu’Arlequin, c’est son côté arrogant, où il exacerbe son âme d’héros déchu et n’essaie même pas de s’empêcher d’accourir vers une personne dans le besoin. Parce qu’Arlequin il déteste l’injustice – encore plus que l’ennui –, et ne supporte pas voir des innocents blessés. D’une certaine manière, bien évidemment qu’il a toujours la haine contre cet homme qui a eu des gestes déplacés à l’encontre de Vee, mais il réalise qu’il est aussi énervé qu’elle. Il est énervé contre elle parce qu’elle s’obstine à continuer de foncer dans cette voie, alors que cela la met en danger. Bien sûr, Arlequin volera toujours à son secours, si elle se retrouve de nouveau dans le besoin, mais ce dont il a peur, c’est qu’il sait qu’il ne sera pas toujours présent pour elle. Et qu’en réalité, ce n’est peut-être pas sa place. Il n’a pas sa place à ses côtés, tout cela ça a été un jeu du hasard, un jeu du sort.
Ce n’est pas son passe-temps favori de faire la morale – ou un truc qui y ressemble – aux jeunes. Parce qu’au final, lui aussi il en fait des conneries. Et il se dit qu’il vaut mieux être un jeune con qu’un vieux con, parce qu’un vieux con c’est vraiment con et c’est désespéré. Toutefois, il ne sait pas vraiment pourquoi, mais Vee il a envie de la faire asseoir sur ses genoux et lui apprendre la vie. Se faire conteur des merveilles et horreurs du monde. Il a envie de la protéger et en même temps la faire grandir. Elle est ce qu’il aime, et ce qui le fatigue, en un seul frêle petit corps. Et putain, ça le perturbe. « P’têtre bien que je suis tout à fait ce qu’il te faut, ouais. » Il veut juste répondre à sa pique, par une autre pique. Malheureusement, cela sort peut-être un peu plus sérieux qu’il ne l’aurait voulu. C’est censé être une autre réplique pour avoir le dernier mot, pour lui faire fermer sa bouche, parce qu’entre eux c’est un concours de celui qui joue le plus au petit con. Mais malheureusement, il se rend compte qu’il le pense peut-être vraiment. Alors il ne rajoute rien, il ne dit plus rien – pour le moment –, se contente de rire encore aux conneries, bien trop mignonnes pour sa santé mentale, de Vee. Il veut bien la croire sans trop de difficulté qu’avec elle on ne s’ennuie pas. Et c’est aussi pour cela qu’Arlequin il a actuellement l’impression de faire une grosse gaffe. Parce que s’il est peut-être l’homme qui devrait aller à Vee, il se dit que peut-être elle est ce qu’il recherche. Et ce n’est pas bon du tout. Il hait l’ennui, en est presque phobique, et pourtant une part de lui aimerait bien qu’elle ne soit pas aussi intéressante. « D’accord. Si tu continues à me divertir, j’veux bien t’faire une place… » Il s’arrête en pleine phrase, pas vraiment sûr de ce qu’il veut vraiment dire. Chez lui ? Dans sa vie ? Dans son cœur ? Il ne sait pas, putain. Il hausse les épaules, comme si cela n’a pas d’importance et qu’il espère faire comme si de rien n’était.
Arlequin, il n’est pas vraiment dans son assiette. Si l’échange semble parfaitement naturelle – peut-être même trop facile –, à l’intérieur de lui c’est le chaos total. Il se prend trop la tête, les questions incessantes s’entrechoquant entre les parois de son esprit en surchauffe. Sauf qu’il a beau ne pas bien la connaître encore, elle a déjà un pouvoir énorme sur lui. Elle occupe trop ses pensées, et un simple sourire de sa part lui permet de ne plus penser à rien, justement. Elle est belle, dans sa tenue d’escrime. Elle est belle, quand elle prouve avec aisance qu’elle est bien intelligente. Il rayonne, et il ne peut pas s’empêcher de la provoquer, encore une fois. Il ne peut pas s’empêcher grand chose en sa présence, en fait.
Et encore une fois, il hésite. Bordel, il hésite Arlequin, sur ce qu’il doit faire. Il hésite entre hausser un sourcil, de manière légèrement dédaigneuse et lui tourner le dos. Il hésite entre rentrer dans son jeu, parce qu’après tout c’est lui qui a commencé. Et comme c’est lui qui a commencé, il se voit mal abandonner les armes à ses pieds. Alors il s’avance, tout doucement, encore un peu plus proche, toujours plus proche, jusqu’à ce que sa tête touche presque sa poitrine – différence de taille oblige –, avant de descendre tout aussi lentement, pour s’agenouiller devant elle, et effectivement déboutonner son pantalon. Il a presque la respiration courte et brève alors qu’il lui enlève son pantalon, d’une manière peut-être plus sensuelle qu’il ne l’aurait voulu originellement. Mais il le montre pas, parce que tout est une question de contrôle, bordel. Il fait glisser son pantalon sur ses cuisses qui ont l’air affreusement douces, avant de se faire violence pour le lui faire enfiler son pantalon d’escrime, et pas goûter cette chair qui s’offre à lui.
Et alors qu’il se relève, contre toute attente c’est le baiser promis qui lui permet de remettre de la distance entre eux. Il a l’impression d’être un funambule, marcher à reculons, ou les yeux fermés, sur ce fil bien trop fin, risquant à chaque pas de se blesser. « Plus que tu n’le pensais ? Je suis offusqué. Les anglais sont réputés pour être de vrais gentlemen, et je suis un pur produit british. » Et comme pour prouver ses dires, il exagère même son accent effectivement bien britannique, déjà reconnaissable entre mille.
Il la regarde, une nouvelle fois. Cependant, ce n’est plus ses seins, c’est ses fesses. Et cela aussi, elle les a joli. Il mate, mais il s’efforce à garder un air neutre alors que c’est à son tour de se déshabiller. Il fait passer son t-shirt par dessus sa tête, avant de l’envoyer au sol un peu plus loin. « C’est très bien, mais si tu as envie de quelque chose de moins serré, j’ai aussi. » Il sait très bien ce qu’elle cherche, elle cherche à mettre en avant son joli petit cul. Mais Arlequin, il décide de jouer les niais, faisant ressortir le professeur en lui, alors qu’il est présentement torse-nu. Puis, d’une main habile, il chope son t-shirt spécial escrime, avant d’enfiler lui aussi une simple veste – se permettant de ne pas mettre tout l’attirail –. Il garde également son jogging, qu’il met toujours lorsqu’il traîne chez lui. « Bon. Pour commencer, le déplacement. » Il s’avance vers elle, et sans un mot l’attrape doucement par les hanches pour qu’elle se positionne bien au milieu de la piste. Il se met en position, lui montrant bien comment mettre les pieds, perpendiculaires l’un à l’autre, de sorte que le premier soit placé dans la direction du mouvement. Puis il lui montre comment on avance, comment on recule, un pas après l'autre, et se place dans son dos, de sorte qu’il puisse corriger ses petites erreurs, d’un simple toucher. Parce qu’oui, il pourrait seulement se servir de sa voix, mais l’escrime permet de la proximité, et il ne va pas s’en priver.
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MessageSujet: Re: you better hit me where it hurts (w/vee)   Dim 20 Aoû - 2:43

you better hit me where it hurts - arlequin & vee.
vee, c'est une gosse perdue. elle a pas eut une vie de rêve et pourtant elle s'en contente sans broncher. elle ne raconte pas toute son histoire, cache les détails obscurs aux autres. parce qu'elle veut qu'on ait une imagine positive d'elle et pas celle d'une fille de suppôt de bacchus. elle est instable en plus comme gamine. et peut-être bien que c'est vraiment ce qu'il lui faut, un type plus mature qu'elle qui sache la canalyser. alors ses lèvres s'étirent sans vraiment qu'elle ne les contrôle, quand il suppose être ce qu'il lui faut. vee, elle sait que c'est pas forcément ce qu'il pense, qu'il dit ça pour poursuivre la conversation. et peut-être qu'elle se fait des films en fait, vee. mais elle s'en moque, parce qu'arlequin il dit ce qu'elle aime entendre et elle dieu ce qu'elle aime l'entendre dire ce qu'il dit. - c'est bien que tu t'en rendes compte. maintenant il te reste plus qu'à savoir que je suis ptêtre bien ce qu'il te faut, ouais. elle reprend ses mots pour la forme et pour marquer le coup. mais au fond, vee, elle sait pas vraiment ce qu'elle dit. arlequin, il l'attire c'est certain. il a ce charme à la british qui l'émoustille, mais au fond qu'est-ce qu'elle attend de lui ? vee, elle vole, frivole. il résiste et elle persiste, mais elle ne sait si son attraction sera toujours présente le jour où elle sera parvenu à le faire tomber les barrières. - je note, pour une place je ne sais où. elle lui adresse un clin d'oeil alors que dans sa tête les possibilités se bouscule, dans son lit, sur ses genoux, dans sa tête, dans sa vie, dans son coeur, dans ses chiottes ?
vee, frêle petite vee et pourtant maîtresse aguicheuse. elle perd pourtant le nord quand il s'approche d'elle. ses yeux louchent quand elle se trouve face à son torse et qu'il descend en bas pour se mettre à genou. l'espace d'une micro seconde elle sent son souffle sur ses joues, sur le bout de son nez. vee, elle l'observe défaire son bouton et elle se mord l'intérieur de la lèvre pour s'empêcher de sourire. parce que son sourire trop violent, trop sincère, aurait traduit tout ce bazar qui s'affole dans le creux de son estomac, tornade qui prend possession de ses tripes. ses opales immenses le fixent, l'observent alors que ses gestes la débarrasse avec aise de son pantalon. vee, elle se laisse faire, docile, presque trop d'ailleurs. elle ne dit pas un mot, déboussolée par sa réaction. jamais elle n'aurait pensé qu'il aurait cédé à sa remarquer et plonger dans cette provocation. elle pensait qu'il aurait usé de son répondant sarcastique, qu'il aurait continué à instaurer cette distance à la fois physique et morale entre eux, celle qu'elle sent depuis son arrivée. celle qu'arlequin impose par des gestes, par des mots. celle qui a fini aux oubliettes au moment même où ses doigts ont effleuré sa peau. - merci. simple mot qu'elle parvient à échapper d'entre ses lèvres, à la force de l'âme, petite voix douce, troublée. puis finalement elle le brusque, assez pour qu'il réplique aussitôt qu'il s'offusque presque. - certes, mais est-ce vraiment gentleman d'inviter une jeune demoiselle chez soit ? vee, elle touche la corde sensible, celle de l'âge, celle de leur différence. elle en joue, parce qu'elle sait que c'est ce qui le fait résister, qui le retient de céder à la tentation qu'elle représente. mais serait-elle une tentation si elle n'était pas presque trois fois plus jeune que lui ?
arlequin pourtant si proche d'elle quelques instants plus tôt, s'échappe presque de son emprise par des mots en décalage avec ses yeux. elle hausse les épaules, vee, parce qu'elle est bien dans cette tenue moulante. c'est pas vraiment dans ses habitudes, mais elle s'en moque. parce qu'elle sait qu'il pourra l'observer quand il le souhaite. - ça ira, à moins que tu veuilles à nouveau me déshabiller, mais je pense pas qu'on soit ici pour ça. sur ces mots, arlequin se déshabille à son tour et vee elle ne peut s'empêcher de jeter un coup d'oeil à son corps rester un mystère pour elle. un sculpture toujours propre après les années passées. vee, elle ne s'attendait pas à un homme en mauvais était, mais il faut dire qu'elle n'est pas déçue du portrait qui se dessine face à elle. et pourtant, elle se garde bien de le lui faire savoir, cherchant à son tour à garder un air neutre sur son visage. vee, elle ne veut pas qu'il prenne la grosse tête et qu'il se dise qu'il a le dessus sur elle, même si elle sait que c'est ce que les hommes aiment, dominer. alors elle reste immobile, sans trop vraiment le regard hormis peut être croiser son regard bleuté.
dans son dos, vee sent les mains d'arlequin venir se poser sur ses hanches et lui arracher un sourire satisfait. et même si cette position lui semble battre les records de proximité entre leurs deux corps, vee s'exécute, s'évertuant à faire de son mieux pour suivre ses indications. elle pourrait commettre des erreurs volontairement, mais celles qu'elle fait ne le sont pas. parce que vee elle est avant tout studieuse et, d'une certaine manière, elle est désireuse d'attirée son attention par sa capacité à réfléchir, analyser, reproduire et apprendre. vee, elle ne veut pas être qu'un physique, elle veut être cet intellect qui la définit également. à plusieurs reprises elle manque de lui écraser les pieds, mais finit par comprendre le déplacement qu'il lui apprend. - de loin, on pourrait croire qu'on danse. c'est son âme rêveuse qui prend le dessus quand elle prononce ces mots qu'elle sait presque enfantins. mais elle se plait à les imaginer danser comme dans les contes que lui racontait sa soeur aînée quand elle était petite, même si vee, elle n'a jamais été de celles qui croient aux princes charmants et qui attendent sagement que le jour du bal de promo arrive. - je m'en sors bien ? elle pose la question, parce qu'elle ne sent que ses mains contre ses hanches, un contact trop fin, limité par les couches de vêtements qu'elle porte. peut-être qu'elle aurait préféré qu'il lui apprenne sans la tenue pour commencer et ainsi pouvoir vraiment sentir cette proximité entre eux.
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MessageSujet: Re: you better hit me where it hurts (w/vee)   Dim 20 Aoû - 11:53

[let loose the storm, i'm not scared of your clouds.
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C’est bien ce qu’il craignait. Elle ne laisse pas passer son erreur, vraisemblablement elle ne laissera passer aucune de ses erreurs. Il soupire. Il soupire, parce que parfois il a la sensation qu’ils ne jouent plus vraiment, et même si Vee est encore une gosse et n’a pas conscience des limites de toute chose, lui oui. « Peut-être. » Une réponse en monosyllabe. Il n’en dit pas plus. Il ne veut pas et ne peut pas. Il ne veut pas s’engouffrer sur cette pente bien trop vertigineuse et semée d’embûches. Et il ne peut pas répondre, parce que lui-même n’est pas sûr de la vérité. Une part de lui murmure que non, il devrait trouver une personne – une femme aurait été mieux – de son âge, qui arrive à le contenir et qui le fasse avoir une vie stable, dite normale. Mais Arlequin, il sait qu’il ne se satisfera jamais d’une vie comme ça. Arlequin, il aime les personnes comme Vee, pétillante et pleine de vie, capable de toujours le surprendre. Arlequin, il a le palpitant qui a tendance à s’emballer légèrement, à cause d’elle, aujourd’hui. C’est bizarre, il n’a pas eu l’habitude que son corps réagisse ainsi. Alors il masque, il masque en riant. « T’en rates jamais une, hein. » C’est bien ce qu’il pensait. Elle ne loupe aucune de ses bourdes, et attrape à pleines mains toutes les perches qu’il a le malheur de lui tendre. Une place. Une place où ? Peut-être qu’elle en a déjà une, qu’il le veuille ou non.
Et le moment s’épaissit, la tension devient presque palpable, et bordel il a beau lui résister il lui devient difficile de nier qu’elle l’attire, affreusement. Mais il ne peut pas s’empêcher de se sentir absolument fier, déjà satisfait de lui. Son attitude a beaucoup plus d’impact qu’une simple réponse sarcastique, Vee n’ose plus piper mot. Puis, à l’évidence, elle est aussi défaite par cet instant qu’il l’est, et ça gonfle son égo d’homme. Son simple petit mot est sorti dans un souffle, à peine contrôlé, et il frissonne. Sa voix elle est bien trop belle, comme ça, et il veut en entendre plus. « Je t’en prie, Vee. » Première fois qu’il l’appelle par son surnom, pourtant utilisé par tout le monde. Première fois, et le rapprochement est flagrant. Il lève son regard, puisqu’il est toujours agenouillé, un genou à terre, devant elle, et ses yeux lagons se plantent dans ses opales sombres. La lumière et l’obscurité, doux contraste qui fait des étincelles. Et il pourrait l’embrasser, maintenant, tout de suite. Se perdre dans ses lèvres légèrement rouges, comme il les aime, et il est sûr qu’il en apprécierait encore plus le goût. En plus, il sait qu’il lui doit un baiser. Mais non. Et la bulle magique qui les entoure est brisée. « C’est gentleman, lorsqu’il n’y a pas d’arrière pensée, la môme ! » Lui aussi, il attrape la perche qu’elle lui tend, et n’a pas la volonté de la laisser s’échapper. Elle joue sur leur différence d’âge, il l’accentue. Elle le titille, comme pour lui montrer qu’elle a compris que c’est ce qu’il le dérange, entre eux – et autres choses aussi, en fait, parce que ce n’est jamais aussi simple –, et il le lui confirme à demis mots. Mais ouais, si elle n’était pas une enfant dans sa tête, assurément qu’elle ne lui plairait pas autant.
Il roule des yeux. Elle l’exaspère. Elle l’amuse. Il l’aime bien un peu trop. Il ne lui faut que peu d’effort pour lui soutirer des réactions presque excessives, et il se hait pour être aussi faible face à elle. « Tu seras bien gentille de garder tes vêtements, merci. » Parce que sinon, il serait très bien capable de la porter jusqu’à sa chambre, dans son immense lit, et la posséder pendant de longues heures. Seulement, il a la sensation qu’il ne veut pas que ce soit seulement pour quelques heures, aussi longues et intenses qu’elles soient. Non, il ne veut rien, basta. Sa tête se dit cela, son corps lui dit toute autre chose. Il n’est que torse-nu, mais il peut sentir son regard sur lui, et rien que cela, cela le fait frissonner. Inconsciemment, il s’imagine si c’était autre chose que ses yeux qui étaient entrain de le caresser, et il doit presque fermer les yeux pour chasser cette image et ne pas avoir la chair de poule.
Son palpitant s’emballe une nouvelle fois, alors qu’il se retrouve contre elle, dans son dos. S’il n’était pas aussi proche d’elle, il aurait juré dans sa barbe, marmonné des insanités. Mais, à cette distance, elle l’entendrait, alors il prend sur lui, se concentre, recule d’un pas pour essayer de ne pas se faire avoir par son parfum si tentant, tout en gardant ses mains sur ses hanches, comme pour la guider. Et il sourit, et même si elle ne peut pas le voir, il se doute que ça se sent. « Oui, c’est une sorte de danse. Peut-être pas aussi passionnelle ou intense que le tango, mais j’trouve que l’escrime a sa part de sensualité. » Il aime, qu’elle puisse penser ainsi. Parce que c’est ce qu’il pense aussi, alors il s’ouvre un peu. Il ne dit pas beaucoup, mais son amour pour l’escrime se fait ressentir. Arlequin, il est passionné. Il est passionné pour des choses que les autres ne comprennent pas forcément, mais il s’en fout. L’important, c’est d’avoir des choses dans la vie qui fassent battre le palpitant. Il la lâche, recule de quelques pas pour la laisser faire toute seule, son corps criant à l’agonie de la perte de chaleur si agréable, même à travers tous ces tissus, et il l’observe, attentivement. Il l’observe, comme un professeur le ferait. Il la contemple, comme un secret amoureux-transi le ferait. « Tu t’en sors même très bien. J’dois t’avouer, j’pensais pas que tu serais une élève aussi studieuse et sage… » Oui, il pensait qu’elle aurait plutôt été du genre à lui donner du fil à retordre. Que l’escrime était seulement une excuse pour le voir, s’approcher de lui. Il est heureux de constater que non, qu’il avait tort. Il est heureux de voir que l’escrime peut lui plaire.
Il attrape les fleurets, lui en donne un, et lui lance un regard d’avertissement pour ne pas jouer avec. Surtout qu’aucun des deux ne porte de masque, pour le moment, et lui n’a pas mis de cuirasse. Même si le bout est protégé par une sorte de bouchon, cela peut toujours être tranchant. Il se place de nouveau à côté d’elle, lui remontrant les pas de déplacements, puis comment tenir son fleuret. Position de garde, position d’attaque, et comment toucher son adversaire. En d’autres circonstances, il aurait presque pu se sentir ridicule. « Si tu t’en sors aussi bien, j’te promets une p’tite surprise. » Sincèrement, que ce soit l’un ou l’autre, il faut vraiment qu’ils arrêtent de faire autant de promesses.
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MessageSujet: Re: you better hit me where it hurts (w/vee)   Dim 20 Aoû - 13:51

you better hit me where it hurts - arlequin & vee.
une réponse trop évasive à son goût, un peut être qui n'est en rien une promesse. vee, elle essaye de décrypter dans ses prunelles lagon ce qui s'y reflète, mais rien. un sourire satisfait vient tout de même se poser sur ses lèvres lorsqu'il remarque qu'elle attrape chacune de ses perches, joueuse. et elle hausse les épaules comme simple réponse. que dire de plus, que ce que ses lèvres délivrent.
un mutisme inhabituel chez la gamine qui sent son corps parcouru de frissons alors que son pantalon se glisse sur ses jambes. vee, elle vit presque la scène au ralenti, avec douceur et sensualité qui génèrent en elle un tourbillon de désir. vee, c'est comme ça qu'il l'appelle maintenant. une fois, la première, mais qui redevient bien trop vite la môme. ses opales se perdent dans la profondeur des siennes, engouffrées, noyées par les vagues de l'océan qu'est son regard. et vee, elle se laisse transporter dans son immensité. lèvres entre-ouvertes elle pourraient lui crier emmène-moi. mais tout se brise, comme sa carcasse qui se fracasse contre la falaise, comme une bulle qui s'évapore par la simple pression de l'air. ses yeux roulent, se lèvent vers le ciel couvert par la bâtisse. - c'est vrai que vous êtes saint d'esprit sir et que loin de vous les idées perverses que vos gestes trahissent. un accent british déformé, vee se joue d'arlequin. elle se moque un peu plus ouvertement, peut-être parce qu'elle aimerait qu'il avoue ce qu'il pense et qu'il arrête de se mentir à lui même. parce que vee, elle a aime ce jeu qui s'est si naturellement instauré entre eux, mais elle désespère qu'il ne reste que ça, un jeu. elle veut qu'il l'enflamme.
la gamine c'est ce qu'elle est et vee le cherche bien. elle s'amuse de sa candeur, enfantillages pourtant pervers. elle l'amène dans ses retranchements, cherche à faire s'échapper de son masque de loup, un homme plus libre. - gentille, je connais pas ce mot. mais les gestes ne suivent pas les mots, puisque vee se décide à garder ses vêtements. elle ne saurait quelle tournure auraient pris les événements si elle avait joué la provocation jusqu'au bout et, dans un sens, elle préfère que les choses soient ainsi. vee, elle n'est pas prête à passer le pas sans doute et, dans son esprit, sa visite n'avait pas pour but de terminer dans son lit. pas celle-ci, pas maintenant.
studieuse, vee, elle s'efforce de ne pas porter trop d'attention au souffle d'arlequin qui se dépose parfois dans ses cheveux, venant caresser la peau mince de sa nuque. elle tente de se concentrer sur ses gestes, ses mouvements, trop absorbée par l'élégance et la subtilité de l'escrime. elle sourit à sa remarque, eux deux sur la même longueur d'onde. et elle hoche la tête en silence, emportée par cette danse qu'il anime de sa passion pour son sport presque art. et le contact se perd alors qu'il s'échappe, s'éloigne. pourtant son regard est toujours posé sur elle observateur. un compliment qu'il révèle et qui la fait doucement sourire. vee, elle apprécie entendre du bien d'elle, déraisonnablement. alors elle sent son palpitant s'exciter contre sa poitrine et pas uniquement parce qu'il s'agit d'arlequin et sans doute du premier compliment qu'il lui fait. - studieuse oui, sage je sais pas trop ... son regard perçant appui ses paroles, lui laissant imaginer toutes ces choses loin d'être sages qu'elle a en tête, avant de rire à son propre manque d'innocence.
fleuret en main, vee l'observe sous toutes ses coutures. elle sent la pression monter en elle et se frayer un chemin entre ses tripes. elle sent que l'échauffement est terminer et que les choses sérieuses vont débuter. parce que cette lame semble tout de même tranchante et qu'elle risque une blessure par maladresse. vee, elle boit ses paroles, elle observe ses mouvements toujours dans cette optique d'apprendre. elle sait se dédoubler et, d'une certaine manière, faire et être deux choses à la fois : celle venue pour le séduire et celle désireuse d'apprendre. - tu continues à m'amadouer comme une vulgaire gosse, mais je dois avouer que l'idée de la surprise m'intrigue beaucoup. et vee, elle répond au challenge pas simplement parce qu'il la stimule, mais parce qu'elle veut nourrir sa curiosité. - et je dois faire quoi pour te montrer que je suis digne de cette petite surprise ? fleuret en main elle se met en garde, prête à relever tous les défis qu'il lui enverra.

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MessageSujet: Re: you better hit me where it hurts (w/vee)   Dim 20 Aoû - 20:02

[let loose the storm, i'm not scared of your clouds.
wake up the monster that's trying to get out.
hit me where it hurts the most.
cause you'll get another go.
you better hit me where it hurts.
you better hit me where it hurts the most.]


Son palpitant rate un battement, alors qu’elle touche presque juste, mais ça ne lui plait pas. Son cœur s’est emballé alors qu’il était si proche d’elle, agenouillé à ses pieds, son propre visage à une hauteur plus qu’ambiguë, faisant attention à ne pas toucher sa peau dont il pouvait sentir la chaleur irradier, de ses doigts qu’il trouve soudainement peu esthétiques. Maintenant, son rythme cardiaque est absolument irrégulier, et n’importe quel médecin l’aurait envoyé à l’hôpital pour se faire examiner. Il tourne la tête vers elle, brusquement, l’expression peinée et blessée, qu’il n’a pas réussie à cacher. Malheureusement, elle est dans le vrai. Il s’autoproclame gentleman, et dit qu’il n’a aucune arrière pensée, mais ses envies et les images qui passent dans son esprit lorsqu’elle le provoque un peu trop ne trompent personne. Il n’est peut-être pas aussi innocent qu’il veut le prétendre, toutefois il a au moins l’honneur de refuser de céder à ses pulsions d’homme. « Je… » Arlequin, il a toujours beaucoup aimé le sexe, et ne s’en est jamais caché. Mais présentement, cette vérité l’agace, comme s’il avait quelque chose à prouver à Vee, comme s’il ne voulait pas qu’elle pense qu’il est comme les autres hommes. Il ne sait pas vraiment quoi lui répondre, parce que ses pensées, peut-être qu’elles le sont, perverses. Il pourrait l’ignorer, rien lui répondre dans une ultime réaction dédaigneuse, cependant il a comme le sentiment qu’il doit s’expliquer, se justifier, mais pourquoi ? « C’est gentleman que de ne pas céder à ces idées perverses, alors. Et c’est pas de ma faute si tu es un peu trop désirable. » Il a besoin d’avoir le dernier mot, il a besoin d’avoir raison, comme un adolescent un peu trop pompeux qui fait un énième caprice. Cette dernière parole, il l’a prononcée plus pour lui, en marmonnant, cependant il se doute qu’elle l’a parfaitement entendue.
Il a peur qu’elle se lasse. Et en même temps il voudrait qu’elle se lasse, pour qu’elle arrête de le tenter. Elle peut se lasser si, comme tous les autres, il abandonne ses dernières barrières de résistance. Elle peut se lasser s’il résiste jusqu’au bout et leur jeu ne reste bien qu’un jeu. Il ne sait pas, et il ne sait même pas s’il veut savoir. Cependant, toutes ces questions perdent de l’importance alors qu’il la sent, qu’il la sent le sentir, son souffle s’écrasant dans ses cheveux, eux-mêmes qui s’envolent légèrement sous son expiration, dévoilant ce parfum qui l’enivre un peu trop. Il n’a pas besoin de boire, Arlequin, il est déjà ivre de son odeur. Gentille, sage. Des choses qu’elle n’est pas censé être, et pourtant l’animal sauvage se révèle être plus docile qu’il ne l’aurait pensé. Un peu plus, et il serait presque poussé à croire qu’il est le petit prince qui apprivoise le beau renard. « En tout cas, j’suis agréablement surpris… » C’est sorti dans un souffle, d’une voix légèrement plus grave qu’il ne le voulait. Il se racle la gorge, avant de reprendre son cours.
Bien évidemment, il ne lui montre que les mouvements les plus basiques. C’est déjà beaucoup pour un seul cours, cependant à seul avec elle, il peut en faire, des choses… Après, pas sûr qu’elle intègre tout bien. Il espère déjà secrètement qu’il y aura d’autres séances privées avec elle, et il se giflerait presque pour autant espérer. Il lui sourit, malicieux et en même temps clairement amusé par sa réaction disproportionnée. « Mais non Vénus, j’te traite pas comme une vulgaire gosse. J’te considère beaucoup plus que les gamins de Saint-Henri à qui j’enseigne et qui ont ton âge. Mais on appelle ça la pédagogie. » Parce qu’en ce moment même, son esprit de professeur et son âme de séducteur font distinctement rage en lui. C’est une môme, c’est vrai, à ses yeux. Mais pas n’importe quelle môme. Une môme qui l’intrigue et l’attire, pas une môme qui l’insupporte et qu’il aurait envie de claquer – ou alors claquer autre chose –. Et c’est la pédagogie de la carotte. Oui, il préfère largement la carotte au bâton. « Mais si tu veux pas, j’te fais faire quand même l’exercice, mais y aura pas de surprise à la fin. » Il joue le mec qui s’en fout, mais en vérité, lui-même a très envie de lui donner sa surprise, sa récompense. Il sait qu’il le lui donnera, même si elle ne reproduit pas les gestes à la perfection. « Et bien, déjà tu reproduis les gestes que je viens te montrer. Position de garde, parer, attaquer. Et ensuite… » Il s’éloigna d’elle, lui lança le masque délaissé pour qu’elle l’enfile, avant de faire de même, et se positionner en face d’elle, sur la piste. « Et ensuite, j’te mets au défie de me toucher au moins une fois. » Elle ne peut pas le voir, mais évidemment, il est tout sourire derrière son masque.
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MessageSujet: Re: you better hit me where it hurts (w/vee)   Dim 20 Aoû - 21:10

you better hit me where it hurts - arlequin & vee.
elle voit juste vee, elle touche là où ça fait mal et elle en jubile presque de voir arlequin en perdre les mots. lui qui, depuis le départ, a toujours fait preuve d'un répondant brut et de sarcasmes, se retrouver à balbutier comme un gosse. et ça lui plait à vee, de savoir qu'elle peut parfois lui clouer le bec à ce grand gaillard. mais, elle s'extasie trop vite puisqu'il ouvre à nouveau la bouche pour s'expliquer. des paroles un peu trop faciles qui, à sa grande surprise, vont enfin dans son sens. vee, elle ne peut contrôler ses lèvres qui s'arquent dans un sourire grandiose alors qu'elle l'entendant prononcer à demi-mots qu'elle est désirable. elle ne devrait pas prendre ça comme un compliment, vee, mais si. parce que ça peut faire femme objet dans la tête de certaines filles, mais pas dans la sienne. parce que le désir, n'est qu'une forme d'attirance et qu'elle pourrait en vouloir toutes les formes, sauf qu'elle s'en fiche. elle est désirable à ses yeux et c'est tout ce qui compte. - merci. qu'elle lâche, rayonnante. merci de quoi, vee ? merci du compliment, merci d'enfin avouer ce que tu penses, merci de ne plus cacher ces pensées qui te submergent ?
vee, elle a peur que cette histoire tourne en rond qu'ils s'amusent à en perdre la tête puissent se lassent chacun à leur tour. elle a peur qu'il ne fasse que jouer avec elle et qu'elle finisse par tomber dans son propre piège, elle a peur de l'inverse. vee, elle sait qu'elle s'est embarquée dans une drôle d'histoire dont elle ne peut être certaine de l'issue. mais dieu que cette histoire lui plait en cet instant précis, alors que leur deux corps se trouvent si près l'un de l'autre. - je t'avais bien dit que j'étais pleine de surprise. vee, elle a mille et une facette, de mille et une teinte différente. vee, elle même elle ne sait pas ce qu'elle se réserve et réserve aux autres et il lui arrive parfois de s'étonner elle même. parce qu'elle ne pensait pas pouvoir s'adapter aussi facilement à l'escrime, être plus ou moins doué en la matière. elle s'attendait plus à frôler le ridicule, dans une tenue hideuse, à trébucher toutes les trois secondes. mais vee, elle a à faire à un bon professeur il faut croire. et ce mélange entre pédagogie et séduction ont sur elle un effet plus que productif.
elle prend presque la mouche, vee, à le voir la traiter encore comme une gamine. pourtant c'est ce qu'elle est, une môme, face à lui. et elle aimerait être autre chose que ça, être plus que ça. elle aimerait que leur différence d'âge disparaisse dans la nuit naissance et qu'il oublie ses valeurs de gentleman. - encore heureux, y a pas à tergiverser entre moi et ces tocards. c'est une vee revêche qui prend le dessus, celle qui voue une haine indiscrète envers ces gosses de riches, ces pantouflards qui n'ont jamais eut besoin de lever le petit doigt pour réussir dans la vie, ceux qui lui donne la nausée rien qu'à y penser. - j'ai pas dit que je voulais pas, au contraire j'aime les surprises. vee, elle n'attend plus que ça, pouvoir recevoir cette récompense qu'il lui a promise. en position, elle s'exécute en effectuant d'abord les mouvements qu'il lui a demandé. puis quand il annonce qu'elle devra le toucher, elle fait la moue, certaine de ne pas pouvoir vaincre le maître. - je sais que mes chances sont maigres, mais je tiens encore une fois à te préciser qu'il ne vaut mieux pas me sous-estimer. elle tente de l'intimider dans l'espoir que, peut être, il fasse un faux pas et qu'elle puisse en profiter pour le toucher. mais quand elle s'élance vers lui, un peu maladroite, elle se rend vite compte que les choses ne seront pas aussi facile qu'elle aurait bien pu le croire, puisqu'elle se fait toucher en moins de temps qu'il ne le faut pour le dire. et vee, ça la stimule de perdre, parce qu'elle a cette soif de victoire, cette irrépressible envie de gagner. alors elle insiste, elle continue à s'avancer, elle parvient à tenir plus longtemps, mais finit toujours par se faire avoir. et ça l'agace finalement, de ne pas parvenir à ses fins, ça l'agace tellement qu'elle manque d'abandonner, quand lui vient une idée. vee, elle est maligne comme fille, et butée. vee, elle sait faire preuve d'imagination quand il s'agit d'obtenir ce qu'elle veut des autres. et maintenant, ce qu'elle veut, c'est cette récompense. alors elle feinte un douleur à la jambe alors qu'elle fait une pas en avant vers arlequin. elle se plie en deux, son fleuret toujours en main et grimace. d'un oeil distrait elle l'observe, dans l'espoir qu'il s'approche d'elle et qu'elle puisse mettre à exécution son plan.
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MessageSujet: Re: you better hit me where it hurts (w/vee)   Lun 21 Aoû - 12:58

[let loose the storm, i'm not scared of your clouds.
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Arlequin, il sait, il sent qu’il pourrait devenir accro à elle rien que comme cela. Pas besoin d’un baiser, d’une caresse, ou autre. Ce simple contact des deux corps, même séparés de plusieurs couches de vêtements, lui suffit à vouloir plus d’elle. Arlequin, il a toujours été un amoureux du sexe, du beau sexe, mais il ne pensait pas qu’il puisse succomber aussi facilement au charme d’une gamine. Il s’en veut, pour cela. Il essaie de résister, mais ses défenses se font de plus en plus faibles. Il sait qu’il doit se reprendre, il ne sait juste pas comment. « J’aime les surprises, mais attention si une me déplait, je suis du genre à tourner le dos sans avertissement… » Arlequin, il n’a toujours été que passion. Bien opposé à la glace, il est ce feu ardent qui brûle dans ses entrailles, aujourd’hui bien contrôlé pour qu’il ne le menace plus de le consumer entièrement. C’est peut-être pour cela que ses parents l’ont toujours considérés à part, contrairement à ses frères et sœurs, à tous les autres Wolf, il n’a jamais réussi à être posé, se sacrifier pour les obligations et le besoin de la famille. Lui, il est comme Peter Pan qui n’a jamais voulu grandir et qui s’est fait expulser du pays imaginaire. Et Vee, elle a des airs de Wendy, en moi pédante et plus jolie. Clairement en moins condescendante. Non, en fait, elle n’a rien de Wendy. Il rit, il rit de cette colère qu’elle a contre les étudiants de Saint-Henri, contre les gens riches en général. Lui, il a beau être milliardaire, il ne peut que la comprendre. Ils sont bizarres les riches, ils ne prennent pas le temps de profiter des petits riens, des petits bonheurs de la vie. Ils pensent que tout leur est dû, et ils piétinent le monde de leurs sabots bien trop chers pour être seulement des chaussures. Ouais, il rit. Parce qu’elle est plus une enfant perdue, qu’une Wendy. Peut-être même la fée Clochette ? En moins peste. « Tu les aimes pas, hein. J’ai bien fait de ne pas t’amener à Saint-Henri, tu y aurais posé une bombe. » Il lui fait un léger clin d’œil. Oui, il y a pensé à l’amener au lycée plutôt que chez lui, puisqu’il possède aussi une salle d’escrime. Mais Arlequin, il n’avait pas vraiment envie de pénétrer l’établissement vu avec une jolie élève d’un autre lycée. Sa demeure privée n’est pas forcément le meilleur des choix, mais elle n’est pas non plus la pire solution. « Pour une personne qui hait tant les riches, tu te retrouves quand même dans un grand manoir, et dans les bras de son propriétaire. » Il lui sourit, satisfait, presque de manière démoniaque. Non, en fait elle peut très bien être Clochette, elle râle vraiment pour rien, parfois. Il roule des yeux, parce que franchement elle le mérite. « Si t’aimes les surprises, pourquoi tu te plains si j’t’en promets une. Non mais j’te jure, une vraie môme. » Ça partait d’une blague, mais il se rend compte qu’en fait il aime beaucoup l’appeler la môme. Parce que ça l’énerve, parce qu’elle est sulfureuse quand elle s’énerve, et parce que c’est un peu la vérité quand même. Puis ça roule si bien sur sa langue quand il l’appelle ainsi.
Il est heureux, aussi, lorsqu’il voit qu’elle se prête au jeu, et qu’elle effectue les mouvements qu’il vient de lui montrer. Elle dit qu’elle n’est pas gentille, elle dit qu’elle n’est pas sage, mais elle se place tout de suite dans sa liste de ses meilleurs élèves. Quoiqu’il n’est peut-être pas très objectif, Arlequin. « Je n’en attendais pas moins, j’aurais été déçue que tu ne donnes pas tout. » Bien évidemment qu’elle a mordu à l’hameçon, Vee. Elle a la rage de vaincre, elle a la rage de bien faire. Cela, Arlequin il a pu le deviner assez facilement. Elle est tout feu toute flamme, un peu trop comme lui. Il va y aller doucement, Arlequin, néanmoins il ne va pas non plus lui rendre la tâche facile. Arlequin, il ne joue au faiblard que lorsqu’il constate que la personne en face n’a pas le niveau. Vee, cela a beau être sa première leçon, il ne peut qu’admettre qu’elle est douée. Leur danse commence, menée par Vee, mais Arlequin a bien évidemment du répondant. Il la laisse avancer, attaquer, il contre facilement, avant de riposter avec une facilité déconcertante. Touche. Elle a compris la gestuelle et la technique, mais tout cela est bien sûr encore un peu maladroit. Il ne s’attendait pas non plus à un miracle. Elle s’élance encore, Arlequin sourit mais il est bien concentré, et il la touche, encore. Ils dansent ainsi pendant quelques minutes, la sueur commençant à ruisseler sur son front, jusqu’à ce qu’elle s’arrête brusquement, et s’agenouille pour tenir sa jambe. Immédiatement inquiet, Arlequin enlève son masque, le tenant de la même main avec laquelle il tient le fleuret, et s’avance rapidement vers elle. « Vénus, ça va ? » Malgré lui, son cœur s’emballe légèrement, futilement angoissé.
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