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C'est enfin la rentrée !

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 Somebody to lean on [William]

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Aurora Ashmore

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MessageSujet: Somebody to lean on [William]   Mar 15 Aoû - 23:01

Somebody to lean on
will and aurie
Aurie a parfois la sensation d’être une éponge. Une éponge à émotions, comme si elle essayait de s’approprier toute la souffrance du monde, d’absorber les peines et le malheur des autres, quitte à y laisser parfois quelques plumes. C’est toujours un peu le cas chaque fois que ses missions en tant que bénévole la mènent à l’hôpital du comté. Elle y passe des heures à tenir compagnie à ceux que la vie n’a pas épargnés et rentre souvent épuisée, drainée de la moindre parcelle d’énergie, mais heureuse d’avoir apporté quelque chose à son prochain. Peu importe de quoi il s’agit, un peu de compagnie, d’amitié, de compassion, de temps, Aurora est toujours heureuse de faire le bien autour d’elle.

La matinée touche à sa fin et déjà son ventre crie famine lorsqu’elle prend congé d’une vieille femme en phase terminale d’un cancer qui la tue à petit feu. Le cœur serré, Aurora lui adresse un dernier sourire qui fane sur ses lèvres pleines aussitôt la porte refermée. Elle se console en se rappelant que cette femme, qui a passé les deux dernières heures à lui raconter l’intégralité de sa vie, a eu une existence bien remplie. Même si elle ne se réjouit jamais de la mort de quelqu’un, il est toujours plus facile pour Aurora d’accepter le départ d’une vieille personne que celle d’un enfant ou d’un adolescent. Même si elle est persuadée que le seigneur avait une bonne raison de les rappeler auprès de lui, Aurie n’a jamais été capable de ne pas douter de ce choix, elle n’a jamais réussi à le comprendre et n’y parviendra sans doute jamais. Elle se garde bien pour autant de faire part de ses états d’âme à qui que ce soit, plus encore s’agissant de son père. Tout comme elle ne comprend pas toujours les voix impénétrables du seigneur, le pasteur Ashmore ne comprendrait sans doute pas qu’une de ses meilleures ouailles puisse remettre en question le tout puissant.

Perdue dans ses pensées, elle se dirige machinalement vers la cafétéria de l’hôpital avec un mot gentil ou un sourire pour tous ceux qui croisent son chemin ou son regard et échange quelques mots avec l’hôtesse de caisse lorsqu’elle lui règle le sandwich et la pomme qui lui serviront de repas aujourd’hui. Plateau en main, elle jette un regard circulaire à la salle qui s’offre à ses yeux et y remarque finalement une tête connue parmi la foule. Son éternel sourire aux lèvres, elle se dirige le pas léger en direction de William sur la table duquel elle dépose son plateau dont elle garde cependant un morceau en main, prête à le retirer. « Salut… Est-ce que je peux m’asseoir ? » Un sourcil légèrement haussé, elle l’interroge du regard. Elle ne s’attend pas à être bien reçue. Il ne s’est jamais montré des plus agréables avec elle, pas même lorsqu’elle a essayé de parler avec lui le jour de l’enterrement de sa mère, des années plus tôt. Pourtant, chaque fois que son chemin croise le sien, Aurie s’efforce d’essayer de lui apporter un peu de bonne humeur.




Dernière édition par Aurora Ashmore le Jeu 17 Aoû - 23:18, édité 1 fois
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William Reyers
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MessageSujet: Re: Somebody to lean on [William]   Mer 16 Aoû - 19:18



Ta démarche s'accélère au fur et à mesure que tu t'approches de sa chambre. Numéro vingt-quatre, te répondait-on lorsque tu leur demandais sa chambre. Tu le connaissais par cœur, son numéro de chambre, mais tu préférais le demander à chaque nouvelle visite. Ça te réconfortait, de savoir qu'elle était toujours là, qu'elle ne t'avait tout simplement pas abandonné. La perte de ta mère a été dure, très dure, mais tu t'en es remis. En revanche, tu ne sais pas si tu pourrais supporter une nouvelle perte, celle de ta petite sœur. Tu la revois encore sourire à une de tes blagues foireuses, ou encore à s'énerver contre toi parce que tu ne lui avais pas laissé choisir le programme télé. Ces petits trucs qui égayaient ta vie, et qui du jour au lendemain, ont laissé place à un vide intersidéral. Elle n'a pas le droit de mourir, pas maintenant. Elle est jeune, beaucoup trop jeune. Pendant quelques secondes, tu restes planté là, devant sa chambre, à contempler son joli visage illuminé par le soleil. Putain de merde, elle ne méritait pas ça. Tu t'approches d'elle, d'un pas incertain, et tu t’assois sur le sofa, sans la quitter une seule seconde des yeux. Ton visage s'attendrit au moment même où ta main se mêle à la sienne. « Salut, p'tite sœur. » Tu espères, de tout ton cœur, qu'elle t'entende. Une partie de toi veut qu'elle sache que tu es là pour elle, que tu ne l'as jamais oubliée, et que tu penses à elle à chaque minute de la journée. « T'sais, c'est pas très poli de laisser son frère parler tout seul. » Lui dis-tu sur un ton plaisantin, tout en lui caressant la joue. Tu passes des minutes à la regarder, ou peut-être même des heures, t'en sais trop rien, mais un bruit se manifeste au niveau du ventre. Il devait être midi passé. Tu la regardes une dernière fois, avant de lui murmurer à l'oreille. « Bon, il est l'heure pour moi d'aller bouffer. J'reviens dans pas longtemps. » D'un geste rapide, tu récupères ta veste et sort de cette chambre qui étrangement, t'es devenue si familière.

« Un sandwich au thon, s'il vous plaît. » Ta voix résonne partout dans la cafétéria, attirant le regard indiscret de certaines personnes. Tu récupères la nourriture d'une main, tendant la monnaie de l'autre. Bien que ce ne soit pas de la haute gastronomie, tu t'en contentes pour la journée. Tu balayes la salle du regard, apercevant au loin, une table libre. Enfin ! D'habitude, elle est toujours blindée c'te cafèt', mais pas aujourd'hui. P'têt parce que c'est lundi ? Quoi qu'il en soit, tu y déposes ton sandwich, et tu t'assois sur un siège tout en sortant ton smartphone. 13 notifications non-lues. Tu décides de les ignorer pour le moment, croquant à pleines dents dans ton casse-croûte. Soudain, une voix t'interpelle. Une blondinette, dont le visage t'est familier. Son nom t'échappe, mais tu l'as rencontré le jour de l'entraînement de ta mère. De manière étouffante, elle a tant bien que mal essayé d'être sympa avec toi. Mais toi, tu t'en branlais de sa sympathie, ce que tu voulais, c'était être tranquille. Loin de ceux qui te faisaient chier. Comme elle, par exemple. « Salut… Est-ce que je peux m’asseoir ? » Tu la fixes un moment, avant de lever les yeux au ciel et d'ignorer sa présence. Quoi que tu lui dises, quoi que tu fasses, elle s’assiéra quand même à tes côtés. Alors, tu préfères te taire et croquer à nouveau dans ton sandwich, profitant de tes dernières secondes de tranquillité. @aurora ashmore
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Aurora Ashmore

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MessageSujet: Re: Somebody to lean on [William]   Jeu 17 Aoû - 23:17

Somebody to lean on
will and aurie
L’absence de réponse de la part de Will ne surprend pas Aurora. Il n’a jamais été très bavard. En sa présence tout du moins. Elle ne s’en était pas réellement inquiétée le jour de l’enterrement de sa mère, elle avait respecté son souhait de demeurer silencieux, mais leurs rencontres suivantes n’ont guère été plus glorieuses. Aujourd’hui ne fait pas exception visiblement. Elle se doute bien qu’il ne l’apprécie pas vraiment, qu’elle l’agace. Peut-être qu’il la déteste même tout simplement. Il ne serait pas le premier à ne pas l’aimer sans raison apparente. Ou peut-être en a-t-il, des raisons, elle l’ignore. Lui aussi l’ignore, royalement, si ce n’est ce regard entendu qu’il lui jette avant de lever les yeux au ciel, une attitude à laquelle elle est habituée cette fois encore, de sa part à lui, mais aussi de celle des autres. Loin de s’en formaliser, elle laisse cependant échapper un léger soupir. Elle aurait préféré qu’il l’invite à s’asseoir, même à contre cœur plutôt que de la laisser attendre là, comme une idiote. Elle ne se laisse pas démonter pour autant et tire la chaise à côté d’elle le plus discrètement possible pour s’y asseoir. « J’imagine que l’adage qui ne dit mot consent s’applique plus que jamais ici… » Souffle-t-elle avec un sourire léger. Elle ne s’attend pas à ce qu’il laisse échapper ne serait-ce qu’un sourire ou qu’il fasse montre d’une quelconque réaction face à ses paroles. Continuer à faire comme si elle n’existait pas lui semble être une option plus probable. Voir même la seule option envisageable. Ce qu’il fait d’ailleurs sans se faire prier.

Inspirant profondément avant de laisser échapper un léger soupir, Aurie s’applique à défaire l’emballage de son sandwich et en prend une bouchée qu’elle mâche consciencieusement avant de reprendre la parole. « Comment va-t-elle ? Ta sœur ? » Questionne-t-elle en relevant les yeux vers Will. Elle sait que c’est pour elle qu’il vient ici régulièrement. Elle admire la persévérance de son camarade. Bien des personnes, pourtant pleinement éveillées, ne reçoivent pas la visite de leurs proches, trop occupés, ou trop peu concernés. Elle trouve merveilleux que Will s’acharne, qu’il ne laisse pas tomber l’idée que sa petite sœur puisse un jour se réveiller. Qu’il ait la foi, en quelque sorte, peu importe qu’elle soit placée en Dieu, entre les mains des médecins, ou celles de sa sœur. Il suffit parfois seulement d’y croire. « Et toi, comment est-ce que tu vas ? » Ajoute-t-elle en relevant les yeux vers lui tout en mordant une nouvelle fois dans son sandwich. Elle espère vivement que l’une de ses questions finira par le faire réagir. Elle détesterait avoir à faire la conversation toute seule même si, au fond, c’est déjà ce qu’elle est en train de faire…
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William Reyers
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MessageSujet: Re: Somebody to lean on [William]   Sam 19 Aoû - 18:20



Tu t'es toujours demandé comment certaines personnes qui te connaissaient un minimum, pouvaient être sympas avec toi. Tu as toujours été un gros con, qui ne pèse pas ses mots et qui blesse quiconque autour de lui. Bourrin dès ton plus jeune âge, tu n'as jamais su te faire de potes. Tu les fait fuir, et quand tu trouves enfin quelqu'un d'assez courageux pour venir te parler, tu lui donnes une bonne raison de s'éloigner de toi, de te détester. Et c'est le cas de cette jeune fille tout juste assise en face de toi, qui s'efforce à afficher un léger sourire juste après avoir soufflé quelques mots qui t'étaient, de toute évidence, destinés. Ta curiosité mal placée t'aurait probablement poussé à lui demander de répéter ce qu'elle venait de dire, mais tu étais beaucoup trop occupé à mâcher ton sandwich au thon. Plus vite tu l'auras fini, plus vite, tu pourras lui dire "adieu", à c'te nana.

Une mâchoire qui se serre, des yeux qui la dévisagent. Une question à laquelle tu en as marre de répondre, depuis maintenant quelques mois. « Comment va-t-elle ? Ta sœur ? » Une fausse empathie, ou bien peut-être, une façon d'être polie. Bien que ça partait probablement d'une bonne intention, cette question t'inflige un pincement au cœur. Tu ne sais pas quoi leur répondre, quoi leur dire. Tu ne sais pas si elle va bien, si elle va se réveiller un jour ou l'autre. Tout ça, tu l'ignores. Pour l'instant, tu n'es qu'un grand frère damné à regarder pendant des heures, sa petite sœur inconsciente, allongée dans un putain de lit d'hôpital. Le sarcasme, ta seule issue de secours face à ce genre d'interrogations. « J'en ai aucune idée. Faut dire qu'elle est pas très bavarde ces derniers temps. » Sujet sensible. Beaucoup trop sensible pour être abordé à tout moment de la journée. Bien que l'appétit ne soit plus au rendez-vous, tu te forces à croquer de nouveau dans ce foutu sandwich. Tu mâches, encore et encore, comme si tu te défoulais sur ce pauvre pain qui n'avait rien demandé, au départ. Une attitude qui n'échappe apparemment pas à ta voisine de table, qui s'empresse de te poser une énième question. « Et toi, comment est-ce que tu vas ? » Question qui te demande quelques secondes de réflexion. Pourquoi voudrait-elle savoir comment tu allais ? Qu'est-ce que ça pourrait bien lui foutre ? De savoir que tu ailles bien ou mal ? Tu lui as pourtant donné toutes les raisons au monde de te détester, mais elle a complétement l'air de s'en foutre. Tu fronces les sourcils, avant de lui répondre, d'un ton sec. « J'vais bien. » Tu ne la comprends définitivement pas. Elle est bien plus compliquée à cerner qu'une des énigmes de Professeur Layton. « J'peux te poser une question ? » Avant même qu'elle n'ait le temps de réagir, tu enchaînes. « Dis-moi pourquoi t'essaies d'être aussi gentille avec moi ? Depuis le début, j'suis détestable avec toi, et j'ai été auparavant assez clair sur le fait que j't'appréciais pas. Mais tu es quand même là, à me demander si tu peux t'asseoir à côté de moi ? J'aimerais juste savoir ce qui cloche chez toi, putain. » Et c'est sur cette phrase, que tu finis ton sandwich. @aurora ashmore
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