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C'est enfin la rentrée !

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Kai Flowers
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MessageSujet: 2 1 : 2 1   Dim 13 Aoû - 18:11


doves in the summer.


il commence à être tard. le complexe ferme à vingt-deux heures. kai n'a pas l'habitude de rester si longtemps. il n'a pas l'habitude de venir si souvent, non plus. avant l'été, il avait ses cours de danse le vendredi jusqu'à vingt-heures trente et rejoignait son père à la sortie en faisant les quelques pas jusqu'à une piscine du coin où il donnait des cours de natation à un petit club de gars venant d'un peu tous les bahuts. kai attendait en discutant avec lizzie, la dame de l'accueil trop adorable, qui radote juste un peu sur son mari mort à la guerre. son père le rejoignait à vingt-et-une heures pétantes, et ils allaient se payer un repas à emporter. mais une fois, son père traînait. il voyait tous les mecs avec leurs serviettes autour du cou et leurs sacs de sport quitter les lieux, certains lui adressant un petit salut de la main en le reconnaissant. mais son père ne se pointait pas. alors il a passé toutes les portes vitrées qui le séparaient de la piscine et a vu son père discutant avec un jeune, toujours en maillot, haletant. oh, tu parles de scar ? lui avait-il dit son père autour de leurs nouilles industrielles, quand kai trouva enfin la façon d'aborder le sujet sans que la question ne paraisse trop étrange. c'est un gars bien, il se donne vraiment à fond. il m'a demandé la permission de rester plus longtemps que les autres, je lui ai dit que ça fermait à 22, il m'a dit que ça lui allait amplement. j'crois qu'il a juste besoin de nager plus que les autres. de nager seul. kai à l'instant même où il l'avait vu, avait été intrigué par lui et il ne saurait expliquer pourquoi. c'était juste... le voir. là. c'était cette fraction de seconde. les yeux. le nez. la bouche. les gestes. cette respiration audible. quelque chose. quelque chose qui avait retenu son attention, lui pourtant incapable de se concentrer sur quoi que ce soit. il cherchait encore quoi. chaque vendredi qui suivirent, il ne parla plus à lizzie. il venait le voir nager, dans les gradins, mais partait toujours avec l'équipe, partait toujours avec son père. ce vendredi-là est différent. il a pris son vélo et a dit à son père qu'il rentrerait avec des pizzas, après dix heures. il est resté assis là, lui qui déteste pourtant être immobile. il a commencé à avoir des fourmis dans les jambes à rester en tailleur sans rien faire d'autres que de cligner les yeux à chaque fois que le nageur atteignait une des extrémités du bassin, le suivant attentivement du regard, reprenant son souffle à chaque fois qu'il gonflait ses propres poumons d'oxygène. il détaille chacun de ses mouvements et kai comprend très vite que c'est quelque chose qu'il ne devrait pas faire. un endroit où il ne devrait pas être. mais c'est plus fort que lui. son corps ne veut pas se lever et ses pensées sont ancrées sur la peau de celui qui ne quitte jamais l'eau. et quand il se décide enfin à sortir, kai baisse automatiquement la tête, mais il sait qu'il s'est fait repérer. il fait semblant d'écouter de la musique en regardant son téléphone, puisqu'il avait ses écouteurs encore vissées dans ses oreilles et les paroles de summer bummer en fond sonore. il relève les yeux. il est vingt-et-une heures vingt-et-un quand leurs regards se croisent pour la première fois.


Dernière édition par Kai Flowers le Jeu 17 Aoû - 2:50, édité 1 fois
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Scar Byers
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MessageSujet: Re: 2 1 : 2 1   Dim 13 Aoû - 19:57



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21 : 21

Il voyait ses camarades disparaître le temps d’une brasse. Il n’était pas en plein Jaws mais bien simplement trop fou pour rester jusqu’à pas d’heure. Il avait demandé la permission pourtant. Pas de surprise dans le regard de son entraîneur, pas d’inquiétude non plus. Ce n’était pas comme s’il pouvait risquer de se noyer. La piscine se vide lentement et c’est comme si chacune de ses bouffées d’oxygène gagnait en saveur. L’image même de cette étendue d’eau rien que pour lui lui provoque quelques frissons d’excitation, à lui qui ne ressent jamais rien, qui cache toujours tout. Sa mère désolait son manque d’inclination. Au fond, Scar, tout lui est égal. Corvée ou cadeau, c’est la même chose. Il vient comme d’une autre planète. C’était sans doute pourquoi personne ne parvenait à comprendre, ce gamin aux cheveux couleur aile de corbeau qui sortait de la maison de vacances pour courir jusqu’à la plage, manquant de se noyer en atteignant ses cruelles vagues nocturnes. Ce soir, c’était la même chose, peu importait la couleur de l’eau, peu important les murs : il l’avait, son océan miniature.


Chaque aller-retour l’essouffle. Au bout d’une trentaine sans s’arrêter, il se sent à bout de souffle. Mais la simple pensée d’échouer lui fait l’effet d’une piqure d’adrénaline. Ses poils se hérissent et son regard brille sous ses lunettes imposantes. Son coeur se serre pourtant lorsque même sa vue brouillée ne peut échapper aux chiffres qu’affichent le grand tableau, le rêve se calme et son corps reprend enfin son souffle. À contre coeur, il rejoint le bord du bassin et se hisse sans mal hors de l’eau. Immédiatement, la sensation de l’air sur sa peau mouillée lui fait l’effet d’une claque. Il quitte son univers, il n’est pas fait pour la surface, ce gosse. En un soupir, il attrape sa serviette qu’il glisse sur ses épaules brûlantes, chauffées par l’effort.



C’est là qu’il le remarque, à l’autre bout du bassin. 21h21, c’est un brun avec des boucles habillant son crâne, la peau basanée et les yeux noirs comme deux nuits. Il les aperçoit, rapidement baissés comme pour chercher contenance. Le lion cherche un autre nageur des yeux. Mais ils sont seuls, sous ses lumières grésillantes illuminant le ciel noir. C’est déjà la fin de l’été. Il l’a peut-être vu, une fois, d’autres… En vérité il ne sait plus trop. C’est la première fois qu’il voit ses yeux. C’est la première fois qu’ils lui paraissent si impressionnants. Mais sa méfiance naturelle prend le dessus, il est comme ça Scar et il s’approche du jeune homme qui ne doit pas être plus âgé que lui. « T’attends quelqu’un ? » Il demande en attrapant sa gourde d’eau, la portant à ses lèvres en lui jetant d’autres regards. « Le coach Flowers m’a donné l’autorisation de rester jusqu’à la fermeture. » Il ne dit pas ça pour faire la conversation, il ne parle jamais pour rien dire, il le dit en songeant qu’il est peut-être chargé de faire le ménage. Il est jeune pour des jobs pareils, il pense, la société n’a plus de pitié, même pour les jolies boucles brunes.
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Kai Flowers
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MessageSujet: Re: 2 1 : 2 1   Ven 18 Aoû - 3:34

il ouvre la bouche, kai le sait, kai l'a vu, il n'a pas su décrocher ses yeux une énième fois. il est tombé dans le regard de l'autre et pour cher certains parieraient qu'il tombe encore et encore. il sait pas quoi dire, peut-être parce qu'il a rien entendu. alors il enlève ses écouteurs et il dit :quoi ? ouais c'est les premiers mots qui lui seront adressés. il en a pensé des millions d'autres dans sa tête, il s'est préparé à tous les scénarios, mais tout ce qui est sorti c'est ce vulgaire petit quoi ? et le pire dans l'affaire, c'est que si. si, kai a entendu ce que le gars lui a dit, il a enregistré toutes les syllabes qui se sont échappées de sa bouche, mais il n'a juste pas trouvé les mots justes pour lui répondre et retenir la conversation. il reste là, hagard, dents serrées et sourcils arqués, pendant quelques secondes qui semblent durer une éternité. ses pensées vont vite, il a le temps de lister tout ce qui serait préférable de lui dire et de choisir la meilleure option en un battement de cil, mais à l'instant même, kai se sent comme un type attendant que le micro-ondes réchauffe son repas. ça tourne, ça tourne, ça tourne. on trépigne jusqu'à ce que ça fasse 'ding!' ah euh je.... travaille euh... ici? quoi ? non. merde. le r'pas est toujours froid. il aurait dû laisser tourner plus longtemps. kai est si habitué à être éloquent que perdre ses mots lui fait perdre tous ses moyens. ça se voit dans ses yeux qui soudainement se mettent à s'agiter à la recherche de toutes issues de secours. lui qui déclame toujours de si poignants monologues au théâtre devant une salle bondée, lui qui chante à cœur ouvert sur une chaîne youtube suivie par quelques centaines d'abonnés, lui qui se donne en spectacle tous les jours au bahut devant des élèves par dizaines, le voilà complètement tétanisé et privé de ses mots devant un simple garçon à la gueule un peu familière. enfin non, enfin je, enfin... mon père ! mon père travaille ici. il lui a fallu tout ce temps pour réussir à sortir une si simple vérité et lui-même ne sait pas pourquoi. il sait qu'il a toujours eu du mal à parler quand l'tambour battait trop vite la cadence dans sa cage thoracique. c'est pour ça qu'il rappe, c'est pour ça qu'il court, qu'il danse, il trouve un moyen de sublimer ces battements de cœur en quelque chose qui en perd pas le rythme. parler est un processus qui nécessite une structure, des pauses au bon endroit, un certain ton. et il ne peut réunir aucune de ces trois choses dans une seule et même phrase et ça lui fait se sentir terriblement ridicule. pis, pourquoi donc l'organe s'agite-il autant contre ses côtes ? il souffle. peut-être un peu trop fort. l'gars a dû remarquer que c'était une épreuve pour lui d'aligner trois mots. désolé je, hm, devrais pas être là, mais euh.... euh... crise cardiaque. c'est trop pour lui, il ne comprend vraiment pas ce qui l'anime sur le coup, ou ce qui ne l'anime pas justement. il se sent comme submergé par quelque chose qu'il ne connaît pas, piqué par un moustique lui ayant transmis une espèce de maladie bizarre, un virus qui aurait bouffé toutes ses qualités de gars cool, décontract', qui sait absolument comment répliquer à ce que lui dirait la personne qu'il vient d'observer pendant les cinquante dernières minutes. il doit se ressaisir. il se lève d'un bond, saute la barrière qui sépare la piscine des gradins, s'essuie les mains un peu moites sur son short et lui propose la droite, un peu vacillante. 'ding!' je m'appelle kai. j'suis le fils du coach flowers.
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Scar Byers
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MessageSujet: Re: 2 1 : 2 1   Mar 22 Aoû - 3:08



(scayote)
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C’est qu’il a l’air perdu le gosse. Il semblait moins gêné lorsqu’il s’agissait de le fixer en train d’aller et venir le long du bassin. Même la tête émergée, il n’avait pu échapper au regard du bouclé le long de son corps traversant l’immense cuve, suivant inlassablement ses allées et venues, comme s’il pouvait y apercevoir quelque chose. Après tout ce n’’est que lui, Scar, pas plus beau qu’un connard ordinaire et pas plus moche qu’un apollon de super U. Il est peut-être un peu banal Scar, avec ses épaules musclées par la nage et ses jambes trop fines qu’il déteste, ses cheveux trop bruns qui donnent un air sévère à son visage osseux et ses yeux par dessus tout, pas plus clairs, lançant à qui oserait s’approcher des regards si sombres qu’on croit y lire son âme. Il fait reculer les plus timides et sourire les plus audacieux, on finit par croire qu’il cherche à se donner un genre. Mais c’est pas ça en vérité, c’est qu’il a parfois du mal à comprendre tout à fait les gens, qu’il est pas doué pour faire semblant. Une qualité au fond qui l’éloigne de ce qui est sans doute socialement admis parce qu’en vérité la vie est une grande pièce de théâtre et il n’est pas acteur. Pourtant il a ses moments de tendresse légère qui illuminent trop rarement son air sérieux, lorsqu’il fait tomber le masque, lorsqu’il ose un sourire. C’est rare, trop rare, s’en est alors précieux. Mais alors qu’est-ce qu’il lui veut ce gars ? Scar n’aime pas trop l’idée d’être surveillé et dans son pessimisme permanent il ose s’imaginer le pire. Le gars n’a pourtant pas la frimousse d’un serial killer, ni de tout autre psychopathe. En vérité lorsqu’il bafouille comme ça, cherche ses mots, se balance d’un pied à l’autre en semblant paniquer d’avantage devant l’irrégularité de ses syllabes, il serait presque mignon. 



Mais Scar reste froid, fixant l’inconnu en reposant sa gourde, l’eau dégoulinant encore sur son torse qui se soulève de manière irrégulière. Le brun cherche encore son souffle et sa peau chauffe sous l’effort, contractant ses muscles et dévoilant ses os. C’est un fauve après l’effort, bien qu’il ait plutôt le sang froid, drôle d’ironie pour un prénom pareil. « Hm. » En vrai il sait pas tellement comme réagir devant la panique du petit brun qui se confond en explications un peu foireuses, s’étourdissant lui même. Etrangement, lui cherche toujours à le suivre, patient, les bras croisés sur son torse en semblant attendre cette explication qui ne vient pas. Du moins pas clairement. Tantôt c’est lui qui travaille ici et bientôt c’est son père. Il a eu le temps de l’imaginer en uniforme avant de l’apercevoir avec les cheveux plus grisonnants dans la même tenue. La vérité tombe plus simplement qu’il ne l’aurait cru et il sort de sa froideur habituelle le temps d’une seconde pour dévoiler la surprise qui passe sur son visage. « Oh. » Il dit en clignant ses grands yeux noirs, secouant la tête. « J’vois, désolé alors. J'savais même pas qu'il avait un fils qui s'intéressait à la natation. » Faut dire qu’il a l’air con maintenant, le gosse est peut-être même plus légitime que lui ici, à cette heure. Après tout, le coach a les clés, pas lui. D’ailleurs depuis tout à l’heure il l’appelle gosse mais en vérité Kai ne doit pas être bien plus jeune que lui. Ça lui est surprenaient venu plus facilement, comme quelque chose pour qualifier la brillance de ses yeux passant du clair à l’obscure lorsqu’il - essayait - de parler. « J’suis Scar, Scar Byers. » Il fait d’un air un peu gêné en se penchant légèrement vers lui pour attraper sa serviette, posée juste à coté de lui. C’est une coïncidence sans doute qu’il se soit assis là. C'est là qu'il remarque sa main, un peu en retard, inspire en semblant hésiter encore. Il fixe la paume qu'il lui tend, sans doute tout à fait sincèrement, et relève une seconde les yeux vers lui. Puis il inspire et vient la lui serrer : sa main immense englobe celle minuscule de Kai, l'engloutissant presque, mais Scar ne serre pas, pas le moins du monde. « Ton père est parti tout à l’heure, tu l’as raté j’crois. » S’il peut courir assez vite, il peut encore le rattraper. Mais il n’a pas vraiment l’air pressé de partir et ne semble pas vraiment attendre le coach. Ça Scar essaye de l’ignorer, ne voulant pas y accorder trop d’attention, comportement sans doute un peu orgueilleux. En vérité pourtant il ne le quitte pas du regard, l’observant du coin de l’oeil en s’installant à quelques mètres de lui, séchant en frictionnant légèrement ses courts cheveux noir de jais, dont les pointes un peu fourchues par la nage tirent légèrement sur l’anthracite.

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Kai Flowers
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MessageSujet: Re: 2 1 : 2 1   Jeu 24 Aoû - 0:20

il y a tout un mystère qui plane autour de scar. ça n'échappe pas à kai qu'il s'agisse d'un mec peu bavard, le regard noir et les mèches collées au front. il est plus grand alors il le regarde un peu de haut, et kai lui, relève un peu trop le menton. et quand il parle, ça enlève toute une pression des épaules du môme qui était presque sur le point de reprendre sa main et de partir en courant tant le silence rendait ce moment tendu. pendant quelques secondes, kai a cru être la bella qui rencontre pour la première fois son edward cullen. heureusement pour lui, il a un peu plus de charisme à revendre et scar, malgré le fait qu'il scintille lui aussi par les gouttes d'eau sur son corps, ne semble pas être une créature centenaire mi-vampire, mi-boule à facettes, refoulant sa soif de sang. quand le gars se penche pour récupérer une serviette, les doigts du gamin se mettent un peu à trembler, pensant qu'ils étaient sur les poings de rencontrer les siens, mais ce n'est pas du tout ce qu'il se passe, alors il déglutit, observant, pendant une fraction de seconde, le vide qui s'est installé à la place du visage de cet autre garçon le mettant dans cet état. puis finalement, les paumes se rencontrent et le contact est beaucoup plus doux qu'il ne l'aurait imaginé. voir scar nager, c'est gracieux. mais lorsqu'il met le pied hors de l'eau, c'est un tout autre animal, aux pas plus lourds et à l'air grave sur le visage et ça lui a fait un peu peur, à kai, le gars qui soi disant ne recule devant rien.

il s'éloigne et kai reste planté là, essuyant une nouvelle fois ses mains sur son short, la droite maintenant plus mouillée que la gauche depuis qu'elle a goûté au chlore sur la peau de l'autre. il se balance sur ses talons, d'avant en arrière, en se mordant les lèvres pour éviter de dire quoi que ce soit de stupide. encore une fois, le disque dur qui lui sert de cerveau est saturé et surchauffe et il brise une nouvelle fois le silence sans bouger de là où il est. j'vais - j'rentre en vélo. il m'attend à la maison, j'lui ai dit que je resterai plus longtemps. il se gratte la tête à la recherche de ce qu'il pourrait dire ensuite, mais rien ne lui vient, puis au final, son honnêteté brutale et téméraire parle à sa place. je - je m'intéresse pas non plus à la natation, mon truc à moi c'est plus le basket, la danse, le bmx... et la liste peut encore s'allonger s'il ne se force pas à fermer son clapet. mais - mais toi t'as vraiment l'air fait pour ça. mon père dit que t'ai vraiment un bon nageur. il se balance toujours d'avant en arrière, comme si ça secouait ses idées là-haut, ça f'sait le tri entre les bonnes et les mauvaises choses à dire à voix hautes. il m'a dit que tu préférais nager seul ? son regard vagabond se fixe en ligne droite alors à la recherche du sien. un demi-sourire mordu sur le coin de la bouche.

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Scar Byers
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MessageSujet: Re: 2 1 : 2 1   Ven 25 Aoû - 15:16



(scayote)
21 : 21

Ce n’est peut-être pas la première fois qu’il le voit et il est loin d’imaginer que ce ne sera pas la dernière, mais ce soir là, Kai sort du brouillard en dévoilant sa bouche hésitante, jouant délicatement avec le feu en cherchant les mots justes. Qu’est-il bon de dire à Scar Byers ? Tout semble proscrit chez ce garçon au sang froid dont le regard glacerait n’importe quel coeur. Pourtant le coyote ne perd pas espoir et revient à la charge. Il doit être courageux le gosse, insouciant peut-être. Il a cet air curieux et vif qu’on tenterait d’ignorer et qui pourtant ajoute à son charme. En général, ils ou elles finissent tous par abandonner devant le regard de leur interlocuteur. Le problème du nageur ce n’est pas qu’il est mauvais, c’est qu’il est ailleurs et lorsqu’il se décide enfin à les fixer, ils prennent souvent peur. C’est sans doute ce sur quoi repose sa réputation de mauvais garçon, bien qu’il n’y ait pas la moindre malveillance dans les aspirations de l’ainé Byers, peut-être seulement une grande désillusion, une maîtrise de l’essentiel et de l’essentiel seulement. Drôle de charme, déstabilisant, bancal. On finit toujours par s’en détacher, peu importe combien on l’a aimé. Kai finirait comme tous les autres, pourquoi serait-il différent ?



Au fond l’évidence s’impose malgré sa volonté de ne pas la voir. Kai semble l’expliquer sans le dire clairement, il n’attend pas son père ce soir. Alors Scar inspire en lui jetant un regard, fuyant immédiatement en croisant le sien. Il a l’air bien réservé à coté de lui, beaucoup téméraire peut-être. Le gosse risque d’être déçu, le brun n’a plus rien du superbe poisson d’eau douce. L’air libre le rend méfiant, le renferme, l’angoisse aussi. Mais il l’écoute pourtant, faisant glisser sa serviette le long de son corps saillant, encore trempé, dépourvu de toute sueur. Les lumières du complexe clignotent un peu, il est déjà tard pour la piscine municipale mais deux fourmis jouent les rebelles. « Je comprends p… » Va pour souffler Scar en le voyant lui expliquer qu’il ne s’intéresse pas à la natation. Du moins il fait semblant de ne pas comprendre pourquoi il est là. C’est évident. Mais de toute façon, Kai poursuit déjà et Scar l’observe avec un mélange de méfiance et d’intérêt dans le regard : il avait du cran le gosse et le brun aurait sans doute pu déjà le remballer d’une réplique acerbe dont il a le secret lorsqu’il n’a plus de sa maigre patience pour le monde qui l’entoure. Pourtant il ne le fait pas, quelque chose lui plait chez le bouclé. Cette fois alors il croise pour de bon son regard, fixant sans sourire, le sien, au coin de sa bouche, encourageant et presque tendre. Il comprend, c’est ça qu’il aime, cette sincérité trop rare. La profondeur de leurs pupilles se toisent un moment, le temps semble ralentir et l’eau des bassin s’immobiliser. Scar ouvre enfin la bouche. « Je m’entraîne pour les Jeux, il faut que j'sois le meilleur. C'est plus qu'une passion. » C’est difficile pour lui de parler, il n’aime pas trop ça et pourtant il le fait. Il se lève de son banc en s’approchant, il s’arrête devant lui, leur distance se raccourcissant aussi vite qu’elle a pu se crée. « Je préfère la solitude, j’ai du mal avec les gens. » Et il le fixe droit dans les yeux en disant ça, pensant sans doute peut-être encore lui faire peur. Mais son ton n’est pas agressif non, il est plutôt doux, sincère même. Il n’aime pas les gens oui, pourtant il lui parle, plus que de raison, plus qu’il n’aime le faire. « Toi t'as l’air plutôt à l’aise. Patient aussi. Il inspire en jetant un oeil au bassin. Ça fait combien de temps que t’es là à me regarder ? » Pourquoi est-ce tu perds ton temps avec moi ?

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MessageSujet: Re: 2 1 : 2 1   

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