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C'est enfin la rentrée !

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 cracks in the mask (w/izzie)

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MessageSujet: cracks in the mask (w/izzie)   Dim 13 Aoû - 11:20

cracks in the mask
izzie and bass
Quand il entre dans le café bondé, la détermination bout dans ses veines, se mêle à l’adrénaline. Bass se fraie un chemin parmi la masse de jeunes s’agglutinant vers le comptoir. Chacun y va de sa commande préférée et, tandis qu’il passe un groupe de demoiselles qui jacassent, il lève les yeux au ciel. Ses prunelles glissent néanmoins sur leurs visages rieurs, au cas où le sujet de sa traque se trouverait parmi elles. Mais non, aucune trace du feu de sa chevelure. Il soupire, jette un coup d’œil sur l’horloge de son téléphone portable. Elle devrait être ici. Intérieurement, il maudit sa mère et son fichu appel. Si elle ne l'avait pas expressément demandé à la maison, Bass aurait coincée cette gosse de riche à la sortie du centre commercial où il l'avait aperçue avec une bande d'amies de son espèce et lui aurait craché le fond de sa pensée là, devant les midinettes à la cuillère d'or coincée dans le derrière. Et, alors, il aurait ri face à sa mine déconfite. Mais non, il avait fallu que sa mère contrecarre son plan. Pour rien, en plus. Quand il était arrivé chez eux, il l'avait trouvée saoule, endormie sur le canapé devant une émission sans intérêt aucun. Elle n'avait plus la moindre idée de la raison pour laquelle elle l'avait sommé. Soupirant à nouveau, agacé, il ose quelques pas. Ses yeux tombent sur son visage presque immédiatement. Elle est seule, attablée vers le fond, le regard coulé dans ce qu’il paraît être un livre de cours. Ne s’arrête-elle donc jamais ? Bon sang, les cours n'avaient même pas encore commencé... Dans les veines du jeune homme, la détermination flanche. Pourtant, pour son frère, il s’avance. Prend place en face d’elle sans même lui demander son avis. "Tu vas avoir des problèmes," crache-t-il en posant ses poings serrés sur le bois de la table. Il en aurait ri, de cette vaine tentative d'intimidation ratée. Sa voix tremble et, malgré le froncement de ses sourcils, il se sent très peu convaincant. Après tout, Isabelle Vanderblit est une fille. Il n'a pas l'habitude. Les confrontations, il les préfère avec les garçons, les hommes des quartiers peu fréquentables. C'est plus direct, beaucoup plus simple. Les jeux d'esprit, les menaces, Bass ne sait pas faire. "Et tu vas en causer à mon frère," il reprend, plus bas. Ses poings se décontractent. Soudainement trop conscient de ses mains, de ce qu'il devrait en faire, il se masse doucement la nuque, puis l'enfile dans la poche de son blouson. "Il n'y a pas assez de fils à papa dans ton école ?" L'idée que son frère puisse se mettre en danger pour une fille comme elle le dégoûtait profondément. Pas qu'Izzie Vanderblit ne fût pas jolie. Mais ses ongles parfaits, ses cheveux parfaits, ses longs cils recourbés et sa peau de porcelaine qui semblait aussi douce que la soie (bien qu'il n'ait jamais approché un morceau de soie de près comme de loin, il ne savait donc pas, mais il l'imaginait très douce) étaient autant de témoins de leurs différences. Les Higgins et les Vanderblit ne partageaient pas le même monde. Merde, ils vivaient même dans deux galaxies différentes. Pourquoi les faire entrer en collision ? Décidément, son frère méritait lui aussi une bonne raclée.
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MessageSujet: Re: cracks in the mask (w/izzie)   Lun 14 Aoû - 21:29

cracks in the mask
izzie and bass
Les talons d'Izzie Vanderblit claquait sur le sol du café moderne auquel elle était habituée. Véritable cliché de a gosse de riche après une séance de shopping, ses mains parfaitement manucurées tenaient quelques sacs de plus grande marques. Lunette de soleil posée sur son nez, Izzie marcha fièrement, son éternel air hautain collé au visage, vers une table pour deux. Elle avait besoin de calme et le chauffeur devait arriver sous peu. D'habitude, Izzie appréciait conduire sa propre voiture, seule, sauf après le shopping, bien évidemment. Posant délicatement ses sacs, la jeune femme s'assit, commanda un thé glacé, et posant un livre sur sa table. Elle s'empressa d'enlever ses lunettes, et observa pendant quelques secondes la couverture du livre. Économie, pas l'une des matières les plus passionnantes, mais comme toujours, le père d'Izzie exigeait que sa fille soit en avance sur son programme. Histoire d’assimiler la matière encore plus, mais aussi de briller aux yeux du professeur. Encore et toujours l'exigence de la perfection parce que c'était tout ce que son père voulait. Il voulait faire d'Iz sa marionnette, la montrer au monde, la mettre sous les feu des projecteur. Sauf qu'Izzie n'en voulait pas, elle voulait mener sa propre vie seulement, la rouquine avait bien trop peur de voir la déceptions dans les yeux de la famille Vanderblit. Izzie se mordit la lèvre, et se plongea dans son livre. Bientôt, Izzie perdit la notion du temps, trop absorbée par son livre, et ne vit pas Bass Higgins arrivant vers sa table. Le jeune homme tapa du poing sur la table, sortant Izzie de son bouquin. Cette dernière sursauta légèrement, en lançant un regard d'incompréhension au jeune Higgins. « Tu vas avoir des problèmes,» cracha-t-il.
Merde
Le frère d'Higgins, son fournisseur, le frère de celui qui l'aidait à entretenir cette (fausse) perfection. Le frère d'Higgins, qui savait pour elle, celui qui avait un certain pouvoir sur elle. Et ça l'inquiétait, à la petite. Pendant une milliseconde, la Vanderblit laissa tomber son masque, montrant son inquiétude et son anxiété. Bass ne devait pas révéler son secret honteux, et crier dans le café, risquant que certains aient les oreilles beaucoup trop baladeuses, il n'avait pas le droit. Puis elle reprit son expression de Reine des Glaces, qu'Iz avait mit si longtemps à cultiver. Elle voyait bien l'air déterminé de Bass, elle sentait bien qu'il n'était pas venu par pur courtoisie. Après tout, il n'était pas censé se connaître ou même se fréquenter. Parce que Bass avait beau l'attiré (ce qui l'inquiétait plus que de raison), il n'était pas comme elle. On le voyait bien, si bien que ça pourrait en être ridicule. Lui et ses vêtements débraillés, et elle, à côté, avec ses vêtements immaculés, choisis avec soin et de marque, surtout. Deux mondes totalement différents qui entraient en collision, mais pas pour les bonnes raisons. La voix de Bass, sèche et pleine de colère la sortit de ses pensées. « Et tu vas en causer à mon frère. Il n'y a pas assez de fils à papa dans ton école ? » reprit-t-il. Izzie lui lança un regard noir, celui qui paralysait, très souvent, la cible sur place. Elle n'aimait les accusations, et encore moins quand elle était injuste. Posant délicatement son livre, la rouquine posa son menton sur ses mains, prenant l'air le plus détaché possible. Izzie ne se doutait pas qu'il ne savait pas la drogue, et encore moins que Bass pensait qu'Izzie et son frère couchait ensemble. Iz se pensait découverte, mais ça devait rester secret. « Ton frère est grand, non ? Assez pour faire ses propres choix ?  Grandis un peu et évite de tout me mettre sur le dos, ton frère est aussi responsable, si ce n'est plus que moi. » lança Izzie, en soutenant son regard. « Puis les gosses de riches, comme tu dis, n'ont pas ce qu'il faut comparer à ton frère. » fit sournoisement la Vanderblit. « Si tu veux un coupable, regardes en direction de ton frère un peu, et évité de toujours tout mettre sur le dos de la femme. Il savait très bien, et le sait encore aujourd'hui, le risque encouru. » Finis la jeune femme, espérant que son speech était assez convaincant pour le faire taire. Sa voix était froide et ferme, une voix intimidante qui savait faire son effet.

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MessageSujet: Re: cracks in the mask (w/izzie)   Mar 15 Aoû - 13:18

cracks in the mask
izzie and bass
En toute franchise, il ne savait pas ce qu’il recherchait en abordant ainsi de front la jeune femme. Il le devinait aisément : jamais ni Cal, ni elle n’admettraient un semblant de la vérité en lui confessant la nature de leurs relations. Pas que cela ne le regarde vraiment, il n’avait pas pour habitude de mettre son nez dans les affaires de son aîné, d’ailleurs il s’en tamponnait comme d’une guigne, de qui il ramenait dans son appartement. Il n’avait jamais fait d’histoire à ce sujet. Mais la situation était différente cette fois. En plus d’évoluer dans une sphère sociale totalement différente de la leur, la Vanderblit n’était même pas majeure. Bass n’avait qu’à y penser un millième de seconde pour imaginer la réaction du paternel, si promptement en colère, humilié, dégoûté, que les autorités seraient sans doute prévenues et, alors, Cal serait embourbé dans un puits sans fond. Non, vraiment, il ne comprenait pas pourquoi son frère ne voyait pas la réalité en face et s’entêtait. Contrairement à ce qu’Isabelle imaginait, il avait interrogé ce dernier bien avant de se décider à rechercher la vérité auprès d’elle. D’abord, il avait haussé les épaules en écartant le sujet comme un caillou gênant dans sa chaussure. Et puis, à force de persévérance, Bass était parvenu à le faire sortir de ses gonds et n’avait arrêté son bombardement de questions que lorsque l’aîné avait menacé de lui faire manger son poing dans la figure s’il ne cessait pas immédiatement. Et parce qu’il n’était jamais aussi facilement convaincu que par la promesse d’une sale raclée, l’enquête en était restée là, au point mort. Du moins du côté Higgins. La violence avec laquelle l’accusé avait rejeté la question n’avait fait qu’attiser le feu de la curiosité de Bass, et il s’était alors promis d’en découdre avec l’autre partie de l’équation, celle-là même qui le transperçait de ses iris assassins dans ce café bondé.

Soutenant son regard peu amène, il écouta sa réponse sans broncher – sans broncher, sauf à l’entendre mentionner ce quelque chose dont les gosses de riche manquaient et dont son frère était apparemment pourvu, car à cette mention il fronça les sourcils et lâcha un grognement sonore proche de celui de l’ours mal léché. "Je ne vois vraiment pas ce qu'il te trouve..." marmonna-t-il doucement, assez néanmoins pour que l’insulte à peine dissimulée parvienne à ses oreilles. C’était un mensonge éhonté. Ce jour où il l’avait croisée devant la porte de l’appartement déjà, elle avait éveillé quelque chose en lui et, à présent qu’il lui faisait face, il sentait cette lumière nouvelle qui irradiait d’elle. Pendant quelques courtes secondes, il prit le temps de la regarder, pas seulement de voir au travers d’elle comme il l’avait fait jusqu’à présent. Elle était d’une beauté indéniable et froide. Inatteignable. Comme un sommet inaccessible que le grimpeur se languit d’atteindre. Les flammes ardentes de sa crinière, sa peau de poupée, ses longs doigts fins aux mouvements gracieux, tout était hors de sa portée. Et ce sentiment, bien loin de le déranger ou de le décourager, attisa quelque chose d’endormi au fond de lui. Était-ce donc ce que son frère avait ressenti en la voyant ? D’un mouvement imperceptible, il hocha la tête, chassant violemment ses pensées comme autant de nuages sombres dans un ciel d’été. Et avant même qu’elle ne puisse en placer une, il reprit la parole, plus bas cette fois : "Vous êtes aussi coupables l’un que l’autre. Tu as quoi… Seize ans ? C’n’est plus l’âge d’une gamine." Précisément, la jeune femme avait mis le doigt sur ce qu’il craignait le plus. Une fois l’affaire dévoilée au grand jour, Caleb risquait de la voir se retourner contre lui, feindre de n’être pas responsable, et les conséquences seraient plus terribles encore. "Il ne t’a pas forcée, que je sache ?"

Bass regretta immédiatement l’utilisation de la forme interrogative, se reprit en se redressant de toute sa hauteur. "Non, bien sûr que non," assura-t-il, plus pour lui-même, pour se convaincre lui-même. Les frères Higgins avaient été chargés d’une frappée d’accusations de toutes les sortes possibles et inimaginables, et si certaines s’étaient révélées vraies, il ne pouvait pas croire que son frère était la brute sans âme qu’on décrivait parfois au détour d’une rue. Il le connaissait mieux que personne, mieux que lui-même et le savait bien incapable d’une telle manœuvre auprès d’une jeune femme, aussi influençable fût-elle. Et Isabelle Vanderblit avait l’air de tout, sauf de cette demoiselle en détresse que l’on pouvait manier à sa guise. La façon dont elle lui répondait avait fini de le convaincre sur ce point. "Et épargne-moi l’histoire d’amour, à deux balles, entre le clochard et la princesse, j’y crois comme au Père Noël," conclut-il en regrettant soudainement de n’avoir pas commandé quelque chose au bar. Il avait la gorge sèche, et une boisson chaude aurait peut-être calmé ses nerfs.
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